Omnibus-4 - The Bernard And Pörsti Sessions

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(5 sur 5) / Seacrest Oy
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Rock Progressif Rock Symphonique

Les Samurai of Prog poursuivent la réédition d’albums en nous gratifiant d’un nouveau superbe coffret intitulé Omnibus-4 – The Bernard And Pörsti Sessions. En fait durant la période 2020-21, ce n’est pas moins de 6 albums qui verront le jour. Or, indisponible à ces dates pour participer à ce foisonnement musical, l’un des Samurai, Steve Unruh n’a pas pu participer à tous ces nouveaux albums. Par loyauté, Marco Bernard et Kimmo Pörsti n’ont pas utilisé le nom TSOP pour trois albums de cette période : Gulliver, La Tierra, et Robinson Crusoe. Plus récemment, le multi-instrumentiste américain s’étant retiré du triumvirat, et en plein accord avec ce dernier, ces albums en question se présentent désormais dans la discographie du collectif, sans mention supplémentaire. Si on considère le style musical et la réalisation des ces albums, rien ne les différencie des réalisations habituelles du point de vue de l’auditeur. Comme d’usage, les albums proposés ici sont augmentés de près de 40 minutes supplémentaires de musique pour 5 morceaux inédits.

Si Gulliver et Robinson Crusoe mettent en musique des personnages archi-connus de la littérature et publiés en Angleterre dans les années 1720, La Tierra s’éloigne des standards de la maison TSOP de par les illustrations de l’album et un chant en espagnol.

Les deux premières plages de Gulliver, à savoir « Overture XI », et la dantesque « Lilliput Suite », sont à rapprocher du style de Genesis période Foxtrot, sentiment rehaussé par la voix très gabriélienne de Marco Vincini. Moins théâtral, « The Giants » met en premier plan le sax de Marek Anrnold. Plus proche du RPI, on trouvera « The Land Of The Fools » signé par Alessandro di Benedetti, et surtout « Gulliver’s Fourth Travel » de Luc Scherani. Un court « Finale » conclut l’histoire par une joyeuse danse populaire. Le titre bonus, « Ordinary Man » de di Benedetti, est d’un tout autre esprit et prend la forme d’une longue ballade symphonique menée par le duo vocal Michael et Lauren Trew, et bien sûr le piano et les claviers du romain.

Entièrement chanté en espagnol, La Tierra est une sorte d’OVNI dans la discographie des Samurai Of Prog. A sa réécoute, cela restera d’ailleurs un de mes préférés, mais là n’est pas l’essentiel. La pièce maîtresse en est la gigantesque suite éponyme du chilien Jaime Rosa qui nous offre trente minutes d’un grand concerto en trois mouvements. On appréciera également les superbes mélodies de « Vuelo Segrado » dans un esprit proche de Kansas, de « El Error » porté par la voix entrainante d’Ariane Valdivié, et du très poétique « Voz de Estrella que Muere ». « Ansia de Soñar » est un autre de ces morceaux symphoniques alternant les contrastes musicaux entre sonorités hard rock et lignes plus aériennes. Avant d’attaquer le grand final évoqué plus haut, David Myers nous offre un beau moment de piano solo sur « Canción desde la Caravana », quelque part entre Fauré et Debussy. Quant au morceau-bonus, « Fuego » proposé par Rafael Pacha, le titre parle de lui-même, mais c’est surtout un chant féminin mélancolique qui anime ce beau morceau.

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« Robinson Crusoe », le plus célèbre des naufragés, nous rapproche à nouveau de la musique symphonique descriptive et théâtrale assez proche de Gulliver ou des albums de la même période inspirés des contes des Frères Grimm. Du théâtral on n’en manque pas avec « Overture » et « Like an Endless Sea » où le rock se prend volontiers des accents de musique classique, mais parfois aussi de jazz. « The Voyage Begins » au piano solo lance de belle manière le puissant et inquiétant « Island Of Despair » qui donne à entendre la violon très lyrique de Steve Bingham et la guitare toujours très expressive de Steve Hackett. Le très coloré « Friday » est un mini opéra rock, « The Rescue » avec son chant en italien relève clairement du rock progressivo italiano, tandis que « New Life » conclut l’album sur un instrumental d’inspiration classique. Les trois morceaux supplémentaires débutent par « Winter Day », une très belle reprise d’Inner Prospekt (A. di Benedetti). Suivent deux instrumentaux, dont le premier, « Lost Souls », met en valeur la guitare de Rafael Pacha, sax et violon (S. Unruh) étant également de la partie. « Three Castles On The Highlands » termine l’album en retenant deux parties sur les trois du morceau original composé par Mario Bianchi et Massimo Sposaro : une belle ballade folklorique celtique portée par la flûte, puis un air populaire plus rapide martelé par le bohdran.

Nous voici parvenus au bout de ce surprenant foisonnement musical et Omnibus-4 constitue un indispensable rattrapage pour compléter une collection qui, avouons-le, n’est pas toujours aisée à dominer, tant les sorties se succèdent à un rythme soutenu. Comme toujours impossible de citer l’ensemble des compositeurs / musiciens qui animent cette somptueuse musique, d’autant plus quand on parle ici de 3 CDs ! Après toutes ces années je me laisse encore surprendre par la cohérence musicale qu’arrive à insuffler les Samurai of Prog à ce « groupe » à nul autre pareil.

Formation du groupe

Marco Bernard : Basses Shuker et Rickenbacker - Kimmo Pörsti : batterie, percussions - Avec : Andrea Pavoni : claviers - Kari Riihimäki : guitares - Marek Arnold : saxophone - Oliviero Lacagnina : claviers - Marco Vincini : chant - Ruben Àlvarez : guitare électrique - Rafael Pacha : guitares acoustiques, classiques et électriques , flûtes à bec, sifflets, viole de gambe et claviers - Marc Papeghin : cor d'harmonie et trompette - Olli Jaakkola : flûte et piccolo - Tsuboy Akihisa : violon - Mimmo Ferri : claviers - Carmine Capasso : guitares acoustiques et électriques - Alessandro Di Benedetti : claviers, chœurs - Daniel Fäldt : chant - Federico Tetti : guitares - Massimo Sposaro : guitares - Luca Scherani : claviers - Stefano Galifi : chant - Steve Unruh : chant, violon - Marcella Arganese : guitares - Alessandro Lamuraglia : claviers - Michael Trew : chant et chœurs - Lauren Trew : chœurs - Jan-Olof Strandberg : basse fretless - Tony Riveryman : guitare électrique - Eduardo G. Salueña : piano, orgue, Mellotron, synthés - Ariane Valdivié : chant - Rubén Álvarez : guitares électriques et acoustiques - José Manuel Medina : arrangements orchestraux - John Hackett : flûte - Octavio Stampalìa : claviers - Marcelo Ezcurra : chant - Pablo Robotti : guitares - Jaime Rosas : claviers - Jaime Scalpello : chant - Rodrigo Godoy : guitares et chœurs - David Myers : piano à queue - Steve Bingham : violon - John Wilkinson : chant - Sara Traficante : flûte - Marcel Singor : guitare - Bart Schwertmann : chant - Steve Hackett : guitare électrique - Marco Grieco : claviers, guitares acoustiques et percussions - Adam Diderrich : violon - Giovanni Mazzotti : flûte - Mario De Siena : claviers - Risto Salmi : sax - Mario Bianchi : claviers - Daniela Rizzo : flûte - Roberto Kriscak : claviers

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