To Earth, With Love

Par

(4.5 sur 5) / Autoproduction
Categories
Rock Progressif

Le groupe Skinner Project, (Formé en 2017) basé à São Paulo, annonce la sortie de son quatrième album studio, « To Earth, With Love ». Après trois albums et un parcours marqué par la transformation, le groupe présente aujourd’hui une œuvre ambitieuse, reflet de sa maturité artistique et de sa créative.

Un album conceptuel de neuf titres pour un voyage spatial et introspectif mêlant science-fiction et émotion brute, explorant la tension entre isolement cosmique et solitude intérieure. La musique, inspirée par des films comme Ad Astra, Interstellar et par le ton mélancolique de la bande originale de The Last of Us, explore des thèmes musicaux se déroulant comme les chapitres d’une mini-épopée bâties sur des paroles poétiques et des atmosphères cinématographiques. Leur style musical se situe entre le rock progressif contemporain et un esprit alternatif, ou comme le groupe le définit, du ‘prog alternatif’.

Parmi les neuf titres de l’album, « To The Stars » s’impose comme l’introduction la plus significative de l’univers de « To Earth, With Love », avec son côté Yessien, son envergure sonore progressive et planante, ses paroles inspirantes et son refrain puissant, ce morceau est une invitation à poursuivre l’écoute et à embarquer pour ce voyage intersidéral.

image

La piste titre, « To Earth, With Love » s’ouvre sur un jeu de clavier paisible se transformant rapidement en un morceau plus rythmé, avec un jeu de synthé spatial et des riffs de guitare puissants, le chant partiellement voilé de Léo Skinner donne à l’ensemble un petit plus de légèreté. L’un des morceaux les plus forts est « No Answer », dans le style d’Asia, absolument conquérant et énergique, grâce à sa rythmique enflammée et un jeu de guitare agressif et riffé,

« Report 28 » est le titre phare de l’album, avec sa longue introduction instrumentale aux accents spatiaux se poursuivant par une section où le thème est joué doucement au synthé, rejoint ensuite par la guitare, une basse ronflante et la batterie ultra-serrée de Léo Nascimento. « The Devil’s Fault » et « A Dream Of Us » s’épanchent sur un tempo moyen agréable, où s’installent percussions électroniques et chant mélodieux m’évoquant Styx. « Disconnected » est une composition entrainante et superbement bien calibrée, qui prend une dimension supplémentaire dans sa deuxième partie, elle est la parfaite combinaison entre les interventions de Ranieri Benvenuto aux claviers et du jeu de guitare fluide de Gui Beltrame.

« Speaking In Silence » permet à l’auditeur de se remettre de ce qui lui a été proposé précédemment. Sur ce morceau Skinner Project aborde le côté ballade, mais les courtes parties de guitare relativement lourdes, confèrent à l’ensemble une bonne dose d’intensité. Pour le final « Eternity », le thème musical est un peu moins accrocheur que sur les autres plages de l’album. Globalement, un peu plus atmosphérique, mais ça traine en longueur et devient moins enthousiasmant.

L’album reste captivant grâce à la variété des puissantes parties instrumentales qui prennent part à chaque composition. On est doucement emporté par « To Earth, With Love » vers des horizons lointains, dans un genre musical que nous connaissons bien et qui offre, à nouveau, de belles choses à découvrir !

Formation du groupe

Léo Skinner : Chant, basse, synthés, programmation - Léo Nascimento : Batterie et percussions électroniques - Gui Beltrame : Guitares, guitares acoustiques, chant - Ranieri Benvenuto : Rhodes et synthés

🌍 Visiter le site de Skinner Project →

Partager cette critique

👇 Recommandé pour vous

Woodcut

Par Big Big Train

4.7 sur 5

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *