Seventh Son

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(3.75 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

« Seventh Son » est le premier album de The Onirist jeune groupe français Angevin, la formation joue du Rock Progressif en prenant ses influences des grands groupes du genre (Pink Floyd, Genesis, Camel…), et le résultat démontre un très solide début d’effort.

L´album nous relate l’univers d’un jeune protagoniste, ‘Le septième fils’, orphelin, livré à lui-même, dont le parcours est en étroite relation avec les migrations de population que nous connaissons actuellement et le triste sort qui leur est réservé. Bien que l’album contienne certains éléments progressifs des plus classiques, The Onirist s’engage sur son propre chemin, créant un mélange de prog/alternatif et de rock progressif. « Seventh Son » est d’une durée parfaite, car chaque titre se fond bien dans la suivante, de sorte que, l’album conserve toujours cette « union » conceptuelle voulu par le groupe. L’opus comprend 10 compositions, dont 3 instrumentaux.

Chaque piste a quelque chose de différent à offrir avec des thèmes variés et un style bien souvent identifiable, une belle gageure pour un premier ouvrage où ils ont réussi à écrire une musique difficile mais qui sonne bien. musicalement, « Seventh Son » s’écoute avec un plaisir constant, les compositions sont riches en arabesques mélodiques, confortant ainsi un ensemble exhortant la variété des atmosphères, pour preuve : Quelques incursions orientales en intro du déchirant « Say My Name » , des accroches progressives prononcées pour le titre éponyme « The Seventh Son » , définissent ainsi une palette des plus colorée dont on sent qu’elle est le fruit d’une longue et bénéfique gestation.

Avec sa touche rock alternatif et progressif « Black Dreamer » , cherche et trouve avec succès l’accroche directe de l’auditeur. L’émotion est palpable notamment sur des titres mid-tempo comme « Dreamfields » ou l’instrumental « Into The Dream ». Pièce ambitieuse et pivot de l’album « Everything Has An End » (9:48 minutes) se présente comme un heureux et habile assemblage entre les Moody Blues et le Pink Floyd le refrain soyeux se coulera entre vos oreilles avec délicatesse. Mais comme toute médaille a son revers, l’on peu relever quelques faiblesses, avec notamment un chant parfois trop envahissant, quelques longueurs sur certaines plages et un titre légèrement en dedans, « Juste Un Rêve » (chanté en français) qui a mon avis n’est pas à la hauteur des autres compositions.

Abstraction faite de ces légers bémols, « Seventh Son » conjugue à ses racines ancrées dans les années 70/80, l’ambition d’un rock progressif moderne. Comme en témoigne ce premier effort The Onirist est le groupe prog français à qui l’on peut prédire sans conteste un bel avenir !

Formation du groupe

Evan Chauvigné: Chant / guitare / piano -- Alexis Mankowski: Chant / guitare / chœurs -- Damien Darrou: Basse -- Lucas Simon: Batterie / chœurs

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