School Days

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(5 sur 5) / Altantic & Nemperor Records
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Jazz fusion Jazz-Rock Rock Progressif

Paru le 8 Octobre 1976 (Altantic & Nemperor Records), l’album ‘’School Days’’ célèbre son cinquantenaire !

‘’Je suis un bassiste acoustique qui joue de la basse électrique’’ précisait Stanley Clarke interviewé lors d’un concert au Majectic Theatre de Detroit (School Days Tour 2014). Contrebassiste formé à la Philadelphia Musical Academy, et ayant comme influenceurs Charlie Mingus, Paul Chambers, Scott LaFaro et Ron Carter, il collabora au tout début des années 70 avec les grands noms du jazz, de Horace Silver ou Art Blakey et Tony Williams, à Joe Henderson en passant par Pharoah Sanders et Gil Evans. Il rencontra Chick Corea au début de l’année 1972 lors des enregistrements de l’album ‘’Captain Marvel’’ où les deux musiciens étaient invités par Stan Getz. La même année, paraissait chez ECM l’album ‘’Return To Forever’’ sur lequel Stanley Clarke n’utilisa la contrebasse que sur un titre, passant sur les trois autres à la basse électrique, instrument qui sonnait assurément mieux dans ce registre, et qu’il ne cessera d’explorer et de développer par la suite. Ce disque était l’acte de naissance d’un supergroupe qui allait trouver la consécration trois ans plus tard avec ‘’Romantic Warrior’’.  Ce fut également Chick Corea qui produisit le premier album solo du bassiste (‘’Children Of Forever’’) en 1973. Puis Stanley Clarke publia au cours des trois années suivantes, une trilogie inaugurée par un album éponyme porté entre autres, par le tube ‘’Lopsy Lu’, suivi en 1975, par le tout aussi excellent ‘’Journey To Love’’. Mais ce fut son quatrième album solo qui le fit définitivement entrer dans la légende.

‘’School Days’’ fut enregistré en Juin 1976 aux studios Electric Lady (New York) et A&M (Hollywood. Alors que Stanley Clarke trouvait que le son de basse était trop fort, le producteur Ken Scott lui répondit qu’au contraire, celle-ci devait ‘’sonner comme une voix’’, une posture visionnaire qui ne fit que conforter celui qui révolutionna un instrument initialement destiné à accompagner les autres sur un plan rythmique, au profit de ce qui allait devenir l’album de basse solo le plus vendu. Le morceau titre, première des six plages de cette œuvre anthologique, était à lui seul, un véritable ‘manifeste’ indispensable à tout bassiste digne de ce nom.  Stanley Clarke déployait des trésors de dextérité, de vélocité et toujours au service d’une grande musicalité. Dans une technique inhérente à sa signature sonore, il développait en particulier celle du slap qu’avait déjà très superficiellement approché Larry Graham (Sly & The Family Stone). Sur ce premier morceau, il était accompagné par la guitare électrique aérienne de Raymond Gomez, et aux claviers, par le poly instrumentiste David Sancious qui, sur la ballade ‘’Quiet Afternoon’’, passait au Mini-Moog dans des sonorités proches du violon.

Les deux percussionnistes Milt Holland & Gerry Brown donnaient une couleur latine à l’entrainant ‘’The Dancer’’ où Stanley Clarke utilisait, comme sur deux autres titres, une basse piccolo : il avait conçu à l’origine, cet instrument accordé à une octave au-dessus d’une basse traditionnelle, afin de pouvoir accompagner un autre bassiste, dans un ‘’Duet Tour’’ qu’il avait planifié avec une autre légende, Jaco Pastorius à la basse fretless, mais qui ne put malheureusement jamais voir le jour. En revanche, il utilisera souvent cette basse piccolo en lieu et place d’une guitare, dans les musiques de films qu’il allait composer au cours des années 80. Pour revenir à ce répertoire qui alternait énergie et calme, Stanley Clarke prenait le violoncelle et un archet pour le divin ‘’Desert Song’’ aux côtés de John McLaughlin à la guitare acoustique. Puis dans un jazz-funk légèrement teinté de RnB, ‘’Hot Fun’’ était porté par le puissant groove de la paire Steve Gadd/Stanley Clarke, David Sancious étant passé ici à la guitare électrique. Les deux sections de cordes & cuivres, donnaient ici une profondeur supplémentaire, comme sur ‘’Life Is Just A Game’’ une dernière plage magnifiquement orchestrée, et avec du chant, comptant parmi les invités, le claviériste George Duke et le batteur Billy Cobham (également au Moog 1500) autour d’un Stanley Clarke toujours aussi impressionnant dans son jeu à la fois agile, fluide, véloce et d’une grande musicalité.

Formation du groupe

Stanley Clarke : basses acoustique, piccolo et électrique, piano, gong, cloches, carillons, chant, arrangeur, chef d'orchestre et coproducteur - Avec : Raymond Gomez : guitare électrique (1, 3, 5) - John McLaughlin : guitare acoustique (4) - Charles Johnson : guitares électrique et acoustique (6) - David Sancious: claviers (1), Mini-Moog (2, 3), orgue (3), guitare électrique (5) - George Duke : claviers (6) - Gerry Brown : batterie et cloches (1, 3) - Steve Gadd : batterie (2, 5) - Billy Cobham : batterie et Moog 1500 (6) - Milt Holland : percussions (3), congas et triangle (4) - David Campbell, Dennis Karmazyn, Lya Stern, Thomas Buffum, Janice Adele Gower, Marcia Van Dyke, Karen Jones, Robert Dubow, Ronald Strauss, Rollice Dale, Gordon Marron, John Wittenberg et Marilyn Baker : section de cordes - Jack Nimitz, Buddy Childers, Lew McCreary, Dalton Smith, Robert Findley, Gary Grant, George Bohanon, William Peterson, Stuart Blumberg et Albert Aarons : section des cuivres

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