Titres
- Introduction (6:35)
- Does Anybody Really Know What Time It Is? (4:35)
- Beginnings (7:54)
- Questions 67 and 68 (5:03)
- Listen (3:22)
- Poem 58 (8:35)
- Free Form Guitar (6:47
- South California Purples (6:11)
- I'm A Man (7:43)
- Prologue (August 29, 1968) (0:58)
- Someday (August 29, 1968) (4:11)
- Liberation (14:38)
Le 28 Avril 1969, Chicago publiait chez Columbia ce premier et double album.
’’Chicago Transit Authority’’, du premier nom du groupe reste une œuvre mythique en deux parties où se mêlaient psyché, pop/rock, blues et un jazz mâtiné de rhythm’n’blues au fil de 12 plages coécrites par le guitariste chanteur Terry Kath avec le tromboniste & arrangeur James Pankow et le claviériste & chanteur Robert Lamm.
Belle entrée en matière, l’’Introduction’’ illustrait magnifiquement déjà, ce patchwork complètement nouveau de rock’n’roll bluesy, R’N’B et jazz porté par la section de cuivres mettant en avant le trombone, et où le guitariste se frayait un espace pour un premier solo. Puis sur un préambule de piano jazz classicisant, ce fut la trompette qui embarquait ‘’Does Anybody Really Know What Time It Is’’, sur le swing léger de ce titre qui fut le premier à prendre sa place dans les charts américains, suivi en Octobre 70 par le second single ‘’Beginnings’’ où une rythmique toute aussi entrainante portait le chant enlevé de Robert Lamm suppléé par les chœurs, trompette, trombone et enfin les percussions de Danny Seraphine.
Le répertoire réservait quelques pièces de choix à un blues-rock assumé sur le cuivré ‘’Listen’’ ou encore ‘’ South California Purples’’ que pimentait un orgue Hammond. La reprise de ‘’I’m A Man’’ du Spencer Davis Group de Steve Winwood ainsi que le sixième morceau ‘’Poem 58’ s’appuyaient essentiellement sur la puissante rythmique de Danny Seraphine, soutenant le jeu protéiforme et les riffs de Terry Kath qui ensuite, se réservait en solo, l’incandescent intermède ‘’Free Form Guitar’’. Faisant suite à deux plages nous replongeant dans les manifestions anti-Vietnam inhérentes à cette période, ‘’Liberation’’, une pièce ambitieuse de plus de 14 minutes refermait l’album ; sur une fiévreuse section rythmique Peter Cetera/Danny Seraphine, l’instrumentation exultait autour d’une formidable partie de six-cordes électrique qui ajoutait au florilège sonore dont Terry Kath nous avait déjà régalés tout au long du répertoire.
Cette chronique est aussi bien sûr, un hommage à ce prodigieux guitariste (et chanteur) disparu en Janvier 1978 à quelques jours de ses 32 ans. Ayant accompagné Chicago jusqu’à leur onzième album, Terry Kath allait influencer plusieurs générations de guitaristes, de Jimi Hendrix à Joe Bonamassa en passant par Eddie Van Halen ou Joe Walsh, entre autres. Quant au groupe, dès ce premier album, Chicago allait dans les mois suivants, aux Etas Unis, ouvrir la voie à Blood Sweet & Tears, The Ides Of March, puis Steely Dan, ainsi qu’à Zoo en France, et en Grande Bretagne au groupe presque oublié If. Après bientôt six décennies, Chicago peut encore se prévaloir de détenir l’une des plus grandes longévités de l’histoire de la musique moderne, avec la sortie en 2022, d’un 26ème album solo, et 38ème au total si l’on compte les live.
‘’Chicago Transit Authority’’ fut remastérisé en 2002 (Columbia / Joe Gastwirt) et pour l’Europe chez Rhino Records par David Donnelly.
Formation du groupe
Terry Kath : guitares électriques et acoustiques, chant principal (1, 9, 12) et chœurs - Robert Lamm : piano, Wurlitzer, Hammond, Hohner Pianet, maracas, chant principal (2-11) et chœurs - Lee Loughnane : trompette, claves, chœurs - James Pankow : trombone, cloche, arrangements de cuivres - Walter Parazaider : saxophones, tambourin, chœurs - Peter Cetera : basse, chant principal (4, 9, 11) et chœurs, agogo bells - Daniel Seraphine : batterie, percussions
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