The World Without

Par

(4.5 sur 5) / Autoproduction
Categories
Crossover Prog Rock Progressif

Je suis passé à côté en 2017, et au moment ou celui-ci prépare son futur album (je vous tiens au courant) je répare ma bévue, bien involontaire, tant la qualité de cette production est remarquable. SJS (Stuart Stawman) est un musicien, auteur-compositeur et producteur anglais vivant actuellement en Australie. Il propose un progressif mélodique, teinté d’influences des années 70/80, qu’il développe sur « The World Without » avec treize compositions éclectiques, et il s’en sort d’ailleurs plutôt bien dans cet exercice.

Une grande partie des titres sont volontairement teintés de légèreté, malgré la gravité du sujet, avec une pointe prog qui n’est pas pour me déplaire. Le style de SJS est significatif et au gré des morceaux les structures souvent assez simples au départ s’enjolivent de développements avant-gardistes où s’entremêlent la profusion instrumentale et les envolées lyriques à la Beatles « The.Blaming.S06E01.Nobodys.Foo » ou « Circle Seat » l’attestent largement. Les enchaînements sont toujours riches et bien construits, plages instrumentales et pistes chantées s’intercalent harmonieusement et le travail de précision voulu par Stuart Stawman se ressent au travers de nombreux éléments.

« The World Without » nous propulse dans un univers d’une rare efficacité car SJS arrive à faire la synthèse, comme dans le fabuleux « Two Postcards Canada & The Goldilocks Zone » , d’éléments des mondes du post-rock, du folk, de la musique ethnique et classique le tout baigné de textures électroniques modernes. Certains titres ont une approche plus progressive à la fois dans le chant et la musique c’est le cas de « Air & Water » mais surtout du final en deux parties « In My Name Part 1 & Part II ». Plus progressif que jamais, mais toujours aussi efficace, elles alternent des atmosphères musicales plus posées et dotées d’une belle profondeur vaporeuse. L’intervention des chœurs aériens allant crescendo (Part II) procure à cette suite une couleur vraiment chatoyante et dépaysante.

A l’écoute de « The World Without » l’on ne s’étonne plus de savoir que Stuart Stawman, ingénieur du son basé à Londres dans les années 80/90, a multiplié les rencontres avec David Gilmour, Tears For Fears et bien d’autres. Il a participé de plus à l’enregistrement de ‘Spirit of Eden’ l’œuvre emblématique de Talk Talk. Que dire enfin, sinon que de vous précipiter sur cet album !

Formation du groupe

Musique et paroles de Stuart Stawman - Graeme James: Batterie (5 to 13) - Douglas Skene: Guitare Solo (5 & 7), Guitare rythmique (13), choeurs (4, 12 & 13) - Kevin Sale: Guitare solo (pistes 9 & 11), choeurs (piste 12) - Christopher Soulos: Guitare basse (8 & 9) - Jessica Martin: Choeurs (pistes 12 et 13) - The Fat Cat Strings: Cordes (6, 8, 12 et 13) - Le chœur IMN - avec Iris Pixley: (piste 12)

🌍 Visiter le site de SJS →

Partager cette critique

👇 Recommandé pour vous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *