Titres
- Solar Wind (feat. Steve Vai) 05:39
- Fire And Harmony 05:48
- Isla Feliz (feat. Antoine Boyer) 04:45
- L.A. Blues One 04:48
- The Great Wall 05:10
- Warm Sunset 03:27
- Black Centurion 04:37
- In The Morning Light 03:30
- The Chicken (feat. Valeriy Stepanov) 04:59
Retour du prodige virtuose de la guitare Matteo Mancuso avec son second album Route 96. Celui-ci nous avait particulièrement impressionné avec son premier opus The Journey, sorti en 2023, où le musicien montrait l’étalage de son talent de guitariste et la richesse de ses influences allant du Jazz Rock au Metal Progressif. Le sicilien enfonce ici le clou avec une nouvelle merveille de maîtrise instrumentale et d’inventivité.

D’entrée de jeu, on sort la grosse artillerie des invités, avec ni plus ni moins que Steve Vai sur “Solar Wind”. Mid tempo Jazz Rock sur sa partie thème, le titre explose en un duel de guitares dantesque réunissant une partie de ce qui se fait de mieux sur la planète aujourd’hui dans le style. En effet, l’arrivée de Steve Vai à 3’30 ne passe pas inaperçue, le maestro imprime le titre de sa patte reconnaissable entre mille.
Transition vers le solaire et l’acoustique avec “Fire And Harmony” qui mélange habilement les deux facettes (acoustique et électrique) de Matteo Mancuso en un brûlot Jazz Fusion. Nouvel exemple de mélange de genre parfaitement exécuté, le samba-esque “Isla Feliz” invite la guitare manouche d’Antoine Boyer pour un titre aussi époustouflant que réjouissant.
C’est l’esprit de Steely Dan et de Larry Carlton qui plane sur “L.A. Blues One”, sorte de Jazz Blues West Coast hyper swinguant, à la mise en place rythmique impeccable (mention spéciale aux deux partenaires du guitariste : Riccardo Oliva à la basse et Gianluca Pellerito à la batterie). Possiblement teinté d’inspiration chinoise, “The Great Wall” varie les dynamiques sur un tempo posé sans oublier les aspects mélodiques. Matteo Mancuso y délivre à nouveau un solo très expressif où vitesse et dextérité ne sont que des outils pour servir au mieux l’évolution du titre.
“Warm Sunset” explore la facette jazz à la Wes Montgomery / George Benson du guitariste en y apportant la touche Fusion caractéristique du style Mancuso. Direction le Boogie endiablé à la Joe Satriani ou Guthrie Govan (The Aristocrats) sur “Black Centurion”. Le type de morceau qui donne envie à tout guitariste amateur d’abandonner définitivement l’instrument. Le jeu se calme (façon de parler) avec “In The Morning Light”, délicate ballade où le mélange acoustique / électrique fait à nouveau des merveilles, et qui met en lumière le talent de compositeur et la maturité acquise par le jeune guitariste (29 ans à peine).
En bonus track une version à tomber par terre menée tambour battant du funk instrumental popularisé par Jaco Pastorius, “The Chicken”. Dernier invité, et pas des moindre, Valeriy Stepanov vient y poser quelques notes de clavier, pour définitivement entériner ce jam d’une autre planète.
Matteo Mancuso continue avec Route 96 son bout de chemin, et de quelle manière ! Album virtuose, joyeux, jamais ennuyeux, il est en capacité d’ouvrir les portes du Jazz Fusion à un large public. Tout en ayant acquis une grande maturité tant dans l’écriture que l’interprétation, le guitariste croise dorénavant le fer avec quelques légendes. Il est de plus supporté dans son entreprise par une section rythmique de très haut niveau. Alors une seule question se pose : jusqu’où ira-t-il ?
Formation du groupe
Matteo Mancuso : Guitares - Riccardo Oliva : Basse - Gianluca Pellerito : Batterie - Invités : Steve Vai : Guitare (1) - Antoine Boyer : Guitare (3) - Valeriy Stepanov : Claviers (9) - Giuseppe Bruno : Batterie (6)
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