Imaginary Voyage

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(5 sur 5) / Atlantic
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Fusion Instrumental Jazz fusion Jazz-Rock Rock Progressif

Paru le 4 Novembre 1976 chez Atlantic, l’album ‘’Imaginary Voyage’’ célèbre son cinquantenaire !

L’année précédente, Jean Luc Ponty avait signé un contrat avec la maison Atlantic représentée par Nesuhi Ertegün, et ouvrant au violoniste & compositeur français le plus large espace de liberté qui allait lui permettre de rayonner, au fil d’une douzaine d’albums sur une scène jazz-rock en plein essor pendant cette seconde moitié des années 70 & début 80s, et qu’inaugura le magnifique ‘’Upon The Wings Of Music’’ en 1975, suivi en Février 76, de l’excellent ‘’Aurora’’. En Juillet & Août de cette même année, il enregistra son 3ème album dans ce registre (le 11ème au total) aux Studios Kendun de Burbank près de Los Angeles. Il avait opéré ici quelques changements significatifs dont le remplacement de la pianiste claviériste Patrice Rushen par l’australien de formation classique Allan Zavod que Jean Luc Ponty avait connu, comme le bassiste Tom Fowler, aux côtés de Frank Zappa, sachant que le violoniste prenait également en charge une partie des claviers (orgue & synthétiseur). Par ailleurs, le batteur & percussionniste Marc Craney (que nous allions retrouver ponctuellement avec Jethro Tull (‘’A’’) en 1980, prenait la suite de Norman Fearrington.

Les six nouvelles compositions du violoniste mettaient à nouveau en exergue sa virtuosité associée à son grand sens mélodique dans un étonnant répertoire métissant parfois plusieurs styles musicaux, comme le montrait d’emblée ‘’New Country’’. A travers cette première pièce enjouée, et imprégnée du folklore de l’Amérique profonde dont le violon associé à la guitare acoustique, soulignaient le caractère country, Jean Luc Ponty rendait en quelque sorte hommage à l’Oncle Sam et à ce Pays d’accueil où le musicien avait trouvé, comme nombre de ses pairs européens depuis la fin des années 60, une véritable reconnaissance suivie de succès. Ce thème était repris dans une forme de rappel sur ‘’The Gardens of Babylon’’, et cette fois dans les douces et onctueuses textures d’un smooth jazz aérien magnifié par des parties atmosphériques de violon, les notes classicisantes du piano d’Allan Zavod, puis un solo de Daryl Stuermer (futur guitariste des tournées de Genesis) sur une six-cordes aux accents hispaniques.

Avec ‘’Wandering On The Milky Way’’, Jean Luc Ponty se réservait un court intermède solo sur un violon au son modifié par quelques effets électroniques (écho, réverbération). La suite du répertoire retrouvait les couleurs du jazz-rock, à l’instar de ‘’Once Upon A Time ‘’, très caractéristique de l’univers de Ponty, et mêlant improvisations de violon et synthétiseur, puis ‘’Tarantula’’ dans un groove légèrement funk soutenant dans sa seconde partie, un ardent solo de guitare électrique. Les 20 minutes de la suite-titre couvraient la seconde face du disque, découpée en quatre sections dont les durées allaient crescendo. Introduite par de solennelles notes de claviers, la première partie offrait sans nul doute, le séquence la plus rock et la plus progressiste du disque dans la complexité de sa structure et de ses signatures rythmiques, portée avec célérité par l’impressionnant bassiste Tom Fowler aux côtés du batteur Marc Craney. Les deux parties suivantes restituaient les paysages sonores d’un jazz-rock sophistiqué et diaphane tout aussi cher à Jean Luc Ponty, et enveloppé ici dans les couches stratosphériques de synthés et violon tandis que la dernière section particulièrement teintée de blues, prenait un temps délicieux à refermer l’album, autour d’un chorus de Tom Fowler que n’aurait pas renié Stanley Clarke, emboitant le pas au violoniste. Cette pièce allait être reprise, mais seulement dans ses parties 3 & 4, sur l’excellent mais malheureusement trop court album Live publié en 1979.

‘’Imaginary Voyage’ se classa à la seconde place du Bilboard américain l’année suivante. En plein état de grâce, Jean-Luc Ponty poursuivait donc sa phase ascensionnelle avec ‘’Enigmatic Ocean’’(1977) majoritairement considéré comme un sommet discographique, et porté par deux nouvelles pièces épiques de 12 ou 13 minutes dont la magnifique suite-titre, sans oublier le sublime ‘’Mirage’’. Ce 12ème album studio était marqué par la présence, en second guitariste, du prodigieux Allan Holdsworth, et par le retour (depuis ‘’Upon The Wings Of Music« ) du talentueux et précoce bassiste Ralphe Armstrong (ex membre aux côtés de JL Ponty, du Mahavishnu Orchestra).

Formation du groupe

Jean-Luc Ponty : violons électriques et acoustiques, orgue, synthétiseur, arrangeur et producteur - Avec Daryl Stuermer : guitares électriques et acoustiques - Allan Zavod : piano, claviers - Tom Fowler : basse électrique -, Marc Craney : percussions.

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