Titres
- Swapan Tari (6:46)
- Love Theme From "Spartacus" (6:50)
- Phuler Matan (5:52)
- Song For My Brother (6:56)
- Jharna Kala (7:11)
- Gardenia (7:08)
- La Llave (3:40)
- Golden Hours (6:36)
- Shere Khan, The Tiger (5:45)
Le premier Août 1980 paraissait chez Columbia ‘’The Swing Of Delight’’.
Après une fructueuse période sur le plan commercial correspondant à la seconde moitié des années 70 (entre ‘’Amigos’’ et ‘’Marathon’’), Carlos Santana réunit les anciens membres du second quintet de Miles Davis (Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter & Tony Willliams) et quelques autres invités pour publier cet album resté méconnu du grand public. Par ailleurs, comme le firent également certains de ses amis musiciens (‘’Narada’’ Michael Walden et ‘’Mahavishnu’’ John McLaughlin), il s’identifia pour la troisième (et ultime) fois sous ‘’Devadip’’ (‘lumière du Dieu suprême’) le nom en sanskrit que lui avait donné son guide spirituel indien Sri Chinmoy, un gourou que le guitariste suivit pendant la décennie 1972-1982.
Afin de bien les séparer de la discographie de son groupe, Il avait déjà signé précédemment sous ce nom deux autres opus : le fascinant ‘’Illuminations’’ avec Alice Coltrane en 1974 puis l’excellent ‘’Oneness’’ en 1979 avec la collaboration du claviériste Tom Coster. Dans cette continuité, et comme ce fut également le cas en 1973 pour l’album ’’Love Devotion Surrender’’ avec John McLaughlin, où les deux musiciens revisitaient notamment John Coltrane, ‘’The Swing Of Delight’’ gardait encore, mais à un bien moindre degré, cette dimension mystique voire ésotérique. Enregistré au studio The Automatt de San Francisco, ce double album présentait neuf plages dans un registre jazz-rock annoncé dès le bouillonnant titre d’ouverture ‘’Swapan Tari’’ emmené frénétiquement par la six-cordes électrique de Carlos Santana qui occupait tout l’espace.
Le répertoire était totalement instrumental à l’exception de ‘’La Llave’’ invitant au chant Alex Ligertswood sur un morceau auquel les trois percussionnistes donnaient toute sa coloration afro-cubaine. La revisite du ‘’Love Theme’’ de Spartacus, composition d’Alex North pour le film de Stanley Kübrick devenu un standard de Jazz, reste l’un des grands moments de l’album, démarrant à la façon d’une ballade où les Fender Rhodes d’Herbie Hancock enluminaient une guitare électrique tellement reconnaissable, pour monter sur un lent tempo, section et guitare rythmiques portant les notes fragiles du sax soprano de Wayne Shorter. Par ses parties de flûte (Russell Tubbs), piano électrique, congas, et le groove du bassiste David Margen, ‘’Golden Hours’’ nous immergeait dans ces ambiances d’Amérique latine si chères à Carlos Santana. Le second disque se refermait sur ‘’Sher Khan The Tiger’’, pièce majeure et atmosphérique de Wayne Shorter, un thème que le saxophoniste allait reprendre dans une version édulcorée sur son album ‘’Atlantis’’ en 1985.
L’année suivante, Carlos Santana poursuivait encore ses explorations mêlant le jazz-fusion à ses racines latines, avec ‘’Zebop !’’, un album aussi méconnu que le précédent, et comptant entre autres, la présence du claviériste Alan Pasqua (Tony Williams Lifetime).
Formation du groupe
Carlos Santana : guitares acoustiques, 12 cordes et électriques, chant, percussions Avec : - Alex Ligertwood : chant (7) - Herbie Hancock : piano, Fender Rhodes, clavinet, synthés (Clavitar, Prophet 5, Yamaha CS80, Oberheim 8 voix, cuivres et cordes) - Wayne Shorter : saxophones soprano (2,6,9) et ténor (3,9) - Russell Tubbs : flûte (8), saxophones soprano (1,3) et ténor (4,5) - David Margen : basse (1,4,5,8) - Ron Carter : basse acoustique (2,3,6,7,9) - Tony Williams : batterie (1,3,6) - Harvey Mason : batterie (2,4,7,9) - Graham Lear : batterie (5,8) - Armando Peraza : congas, bongos, percussions - Raul Rekow : congas, percussions, chant - Orestes Vilato : timbales, percussions, chant - Francisco Aguabella : congas (7)
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