Terrapin Station

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(4 sur 5) / Arista Records
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Rock Progressif Rock Psychédélique Rock Symphonique

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un grand fan du Grateful dead et ne possède dans ma discothèque qu’un seul vinyle d’eux et c’est Terrapin station, sorti en 1977 et acheté la même année. Un achat compulsif lié à sa pochette qui m’a accroché l’œil instantanément (des tortues qui dansent devant une gare ! ouais, j’étais jeune).

Une fois déposé sur ma platine disque et passé l’écoute de la face A avec ses cinq titres, première appréciation ; et bien un grand BOF de déception, à part peut être le premier titre « Estimated Prophet » et le deuxième la reprise de « Dancin’ in the Streets » (des Martha and the Vandellas 1965) archi-connu mais qui reprend un petit coup de jeune, vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent. Si, si j’avais acheté une belle pochette !

Sans précipitation aucune, car déçu, je retourne la galette, pour entendre le morceau éponyme « Terrapin station » d’un seul tenant de plus de 16 minutes. Il est vrai que celui-ci avait retenu mon attention du fait de sa longueur lors de l’achat du disque. Bon voyons voir, dés les premières notes de musique mes oreilles s’émoustillent, le Grateful dead se serait il converti au rock progressif ?

Non pas vraiment, mais quand même, oser balancer un titre fleuve de cet acabit, il fallait oser. Le groupe prend effectivement un chemin quelque peu inattendu, et surprise les minutes s’écoulent sans aucune lassitude ou d’envies effrénées de relever le bras de lecture, c’est vraiment bien fait. Le titre aligne une mélodie répétitive qui se développe lentement accrochant les instruments un à un dans un maelstrom harmonieux, tel la moldo de Smetana, le flux musical s’accordant à merveille aux interventions chantées. La voix de Jerry Garcia qui se pose délicatement sur les accords cristallins de sa guitare accentue avec bonheur et grâce l’emprise de la mélodie. Le final est somptueux puisque entre en action, en plus de l’orchestre symphonique (The Martyn Ford Orchestra) la chorale (The English Choral) qui transcendent les dernières minutes jusqu’à leurs paroxysmes. Alors prog ou pas prog, on peut se poser la question ?

Pas de développement tarabiscoté pas de solos interminables comme bien souvent dans le genre, juste une ligne mélodique développée avec brio jusqu’à sa quintessence. Le titre « Terrapin station » pourrait facilement être considéré comme du prog symphonique, mais cela, bien entendu, n’engage que moi, à vous de voir !

Formation du groupe

Jerry Garcia : guitare, chant -- Bob Weir : guitare, chant -- Keith Godchaux : claviers, chant -- Donna Jean Godchaux : chant -- Phil Lesh : basse -- Bill Kreutzmann : percussions -- Mickey Hart : percussions

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