The Inner World Outside

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(3.7 sur 5) / Autoproduction
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Atmosphérique Rock Electronique Rock Progressif

Electric Mud est le projet du duo de musiciens et compositeurs allemands Nico Walser et Hagen Bretschneider. Leur nouvel album ‘The Inner World Outside’ est sorti en début d’année. Pour cette production Electric Mud s’est ouvert à d’autres musiciens et artistes créatifs, avec le compositeur et chef d’orchestre David Marlow, le claviériste Timo Aspelmeier, les violons, altos et violoncelles de Judith Retzlik et la photographe Andrea Weiß renforce l’équipe avec ses idées visuelles et son art graphique.

L’album contient 9 titres instrumentaux allant de 2 à 10 minutes. L’album s’ouvre sur « Exploring The Great Wide Nothing » qui développe une ambiance douce, méditative et une mélodie qui progresse lentement jusqu’au final délicat où piano cristallin et violon se donnent le change tout en finesse et volupté. « The fear Within » une piste plutôt minimaliste commence tranquillement sur des nappes de claviers sombres et profondes, puis introduit par une flûte bucolique, la mélodie s’envole sur des arrangements orchestraux amples, jolie plage, mais qui à mon goût est un peu trop longue.

Changement d’atmosphère avec « Around The Mind In 80 Lies », véritable B.O. aux accents symphoniques où la guitare acoustique et les claviers batifolent sur des notes translucides et enfin s’éteignent sur un solo de guitare électrique progressif. Une intro discrète aux synthés annonce « Those Who Leave The World Behind » qui se transforme rapidement en une composition folk, guillerette et remuante, que l’on pourrait apparenter à une gigue médiévale. Retour à une musique plus grave avec « Guardians Of The Weather Machine » où percussions rythmiques et violon esseulé évoluent sur des sonorités électroniques agréables, la mélodie est plaisante, mais elle aurait été propice à plus de développements.

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Le morceau le plus long de l’album « Silent Stranger Suite », avec plus de 10 minutes de durée, à une longue intro, qui s’éternise un peu, avant que l’orgue d’église n’entre en jeu pour s’arrimer à une thématique linéaire où, au fil de celle-ci, guitare, violon et diverses sonorités de claviers se posent. Pas trop de matière mélodique dans ce titre qui n’arrive pas à m’accrocher. Plus consistant, « sérotonine » m’a séduit immédiatement avec sa progression lente et puissante, semblable à celle du fameux Canon de Johann Pachelbel. Une véritable osmose entre rock progressif, musique classique et symphonique, les mélomanes apprécieront ! « Descent Into The Forsaken Valley » poursuit dans cette voie et prend la forme d’une sonate avec un superbe piano qui expose la mélodie et la développe en son milieu, pour enfin la finaliser en deuxième partie avec une approche jazzy, superbe ! L’album se termine sur un « Moving On » à l’ambiance feutrée et à la mélodie délicate où seul le piano s’exprime.

Un bilan plus que positif pour « The Inner World Outside » un album avec un schéma mélodique qui s’architecture sur de multiples genres, on y trouve du rock progressif, de la musique cinématique et expérimentale et un soupçon de classique. Se mélange aussi les ambiances qui vont de celles aux configurations des plus élémentaires à celles des plus complexes. L’approche d’une telle musique n’est pas évidente, plusieurs écoutes de l’opus seront nécessaires pour qu’il livre toute sa quintessence.

Formation du groupe

Nico Walser : guitare solo, synthé, arrangements, mixage - Hagen Bretschneider : basse - David Marlow : piano - Judith Retzlik : violons, altos, violoncelles - Timo Aspelmeier : claviers, programmation de batterie, percussions

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