Time Machine

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(4.3 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Si le premier album studio de ce groupe écossais est sorti en 2011, c’est bien au siècle dernier qu’il faut chercher l’origine de Comedy Of Errors avec un EP dès 1985 ! Sauf erreur de ma part, le lineup à l’œuvre dans la dernière production du groupe, Time Machine, contient non moins de trois membres des origines, à savoir: Joe Cairney, Mark Spalding et Jim Johnston. Souvent estampillé néo-prog, comme nombre de leurs contemporains tels Marillion, IQ, Pendragon, Pallas (également écossais), il s’agit là d’une classification pratique pour qualifier la musique des groupes nés après la décade prodigieuse des 70’ et qui ont le bon goût, sinon le courage de proposer une musique élaborée, souvent en dehors de toute pertinence commerciale. La musique est avant tout un art et un plaisir, pas un business !

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Dès l’entrée en matière, « The Knight Returns », le groupe mêle habilement heavy prog et passages chantés plus aériens, avec de temps à autre l’apparition d’un thème folk d’essence médiévale. Pas de doute, les chevaliers sont de retour ! « Lost Demigods » est d’une autre nature : un rock plus concis et plus classique, plus rapide aussi, avec ses étonnantes vocalises. Un peu après 3’45, les plus attentifs auront repéré la citation à la guitare de l’Hymne à la Joie, le célèbre thème extrait de la 9ème symphonie de Beethoven.

Pour les 15’ de l’épopée « Wonderland » ne recherchez pas la féérie des aventures hautes en couleurs d’Alice, mais bien une évocation sombre sinon inquiétante sur le thème de la grandeur et décadence de l’Amérique. La tension est palpable tout au long du développement et il faut attendre près de 11’ pour une sorte de libération grâce à une musique plus rapide et plus enjouée.

Nouveau contraste musical avec une pièce instrumentale d’inspiration néoclassique, « The Past of Future Days », avec basse continue, guitare chantante et cordes.

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Pièce terminale si on omet le bonus, « Time Machine » ne vous fera pas remonter le temps, sinon dans vos souvenirs, bercés par une intro sobre et dépouillée. La musique va crescendo jusqu’au break des 5’, où le groupe renoue avec un nouveau thème d’inspiration médiévale. On revient peu à peu à l’atmosphère initiale très mélancolique.

En bonus est donnée l’occasion d’entendre un morceau en live, « Disobey », morceau d’introduction de l’album éponyme de 2011, premier du groupe. La boucle temporelle est bouclée ! En passant notons la qualité musicale du groupe en concert.

Si la valeur n’attend pas le nombre des années, la constance et l’expérience sont également des valeurs appréciables. Comedy of Errors est un groupe solide et expérimenté, constitués d’habiles musiciens qui nous offrent une Machine à Remonter le Temps bien huilée et totalement opérationnelle !

Formation du groupe

Jim Johnston : claviers - Joe Cairney : chant - Mark Spalding : guitares, chœurs - Bruce Levick : batterie, percussions - John (The Funk) Fitzgerald - Basse, chœurs

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