Homesick

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(4 sur 5) / FREIA Music
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Rock Progressif

Homesick, premier album pour le groupe Chain Reaktor formé par les frères Bart (chant, guitares et flûte) et Arjan Laan (batterie et percussions), appartenant à la formation Skylake, et de leur père Erik Laan (chant, claviers), connu pour sa participation au groupe néo-prog Silhouette. Ils ont demandé, pour ce projet, à leur ami Mark op ten Berg de les accompagner à la basse. La musique et les paroles de l’opus ‘visent à capturer les sentiments déclenchés par un manque d’appartenance au monde moderne.’

Quand j’ai écouté Homesick et son intro « The Day That Never Came », je me suis dit que ce groupe avait une sacrée faconde mélodique. Le titre qui s’étire sur plus de dix minutes est varié, inventif et propose de multiples thèmes 100% rock progressif, axés principalement sur les claviers et les harmonies vocales. Rien de très original me direz-vous, c’est vrai, mais la composition s’écoule tranquillement entre nos oreilles avec une telle facilité qu’il serait dommage de passer à côté.

Le plus Camel des titres de l’album, « Lonely City », notamment par son introduction à la flute et une guitare proche d’Andrew Latimer, fournit de nombreux motifs rythmiques accrocheurs et complexes, tandis que Bart Laan, le guitariste, nous gratifie de superbes solos. Sur « Enjoy Your Life », Erik Laan nous offre un excellent travail de claviers se fondant parfaitement dans la mélodie aux accents proches de Yes. « The Lying King » se pare d’une mélopée finement ciselée et d’un refrain racoleur. Des développements ingénieux nous immergent dans un prog flamboyant, alors que le violon de Sophie Zaaijer et les synthés d’Erik nous emportent dans un maelstrom aérien.

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L’éponyme « Homesick » permet au groupe de changer de style. Un titre lent et langoureux, dans sa première partie où le chant se fait pesant, jusqu’à l’intermède jazzy et léger de Martin Streckfuss au saxophone. Aussitôt le titre prend de la hauteur et de la vitesse jusqu’à l’envol de la guitare et sa fin majestueuse, qui s’inscrit dans un schéma prog/rock des plus classiques. « Stop Yelling » garde une certaine légèreté, et se distingue par ses chœurs élégiaques, les claviers sont amples et sans fioritures avec les interventions d’une flute sporadique sur un rythme ralenti et convaincant. « A Thousand Diamonds » est une épopée Prog ambitieuse aux entournures symphoniques, où tous les instruments réussissent à se faire une place. L’ambiance est sombre avec un son puissant et des guitares bien présentes. Dernière composition d’un album qui sonne particulièrement bien !

Chain Reaktor signe avec Homesick un classique du rock progressif, alignant sept titres d’un très bon niveau qui s’écoutent avec facilité. Un disque qui a tout pour ravir les amateurs de musique créative et inspirée !

Formation du groupe

Bart Laan : Chant, guitares et flûte - Arjan Laan : Batterie et percussions - Erik Laan : Chant, claviers) - Mark op ten Berg : Basse - Avec : Suzan van den Engel : chœurs - Martin Streckfuss : saxophone - Sophie Zaaijer : violon

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