The Clockwork Man

Par

(4.4 sur 5) / White Knight Records
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Rock Progressif

La machine hivernale d’Al Winter est de retour avec The Clockwork Man, basé sur un livret écrit par Al Winter lui-même, illustré par Andrew Richmond. Je ne me suis absolument pas plongé dans l’histoire visiblement dystopique sur laquelle s’appuient les huit titres proposés ici, ne disposant pas du livret en question. Nouvel opus et nouvelle modification du line-up puisque John Cook et Leigh Perkins, respectivement à la guitare et aux claviers, rejoignent Dave Close et Alan Wilson à la rythmique basse-batterie. Au vu du propos de l’album, on s’attend à une musique sans doute plus sombre que le précédent Kites.

L’intro électro de « The River » nous plonge immédiatement dans l’univers obscur de l’album. Un court motif hypnotique de guitare vient donner l’accélération qui lance un hard rock survolé par la voix d’Al Winter, dans un registre quasi sinistre. Le contraste ne saurait être plus grand avec la deuxième partie, portée par un piano calme et serein et une voix cette fois aux accents mélancoliques.

Pluie et basse sinistre nous accueillent pour nous plonger dans « Solitude, Silence And Steam ». La voix tourmentée d’Al Winter évoque cette solitude, tandis que le silence bénéficie d’une courte portion plus acoustique. La guitare du début reprend sa plainte pour terminer ce morceau bien tristounet.

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Une basse très lourde et hachée mais une guitare guillerette donnent le ton pour « The Final Goodbye », dans une ambiance de bar. Chanteur invité, André Saint donne de la voix sur « Change », un puissant hard rock. Après toute cette tension accumulée au gré des morceaux précédents, la longue intro planante de « Reflections », morceau entièrement instrumental, offre apaisement et sérénité. Cela ne dure guère, le temps du réveil de la guitare de John Cook et des claviers de Leigh Perkins. Il y a clairement de la lumière ici. « Nothing Lasts Forever » oriente la musique vers une belle balade, à la BJH. Pas de doutes, la simplicité de la voix accompagnée à la guitare acoustique, fait toujours son effet ! L’accélération centrale prend des airs de danse folklorique, la musique devient grandiose, avant un retour tout en délicatesse du chant et de la guitare.

Chœurs célestes et arpèges aigües au piano portent « The Light » au firmament, tandis que le final approche. « Falling Through A Hole In the Sky » s’ouvre sur une belle intro mélodique. Les sons s’intensifient dans un néo prog puissant à la Pallas ou Arena. Quand la voix s’est tue, c’est la guitare qui porte la musique au paroxysme. Ressurgit alors la cloche lugubre qui avait ouvert l’album…

Par rapport à son prédécesseur, The Clockwork Man (*) se positionne du côté obscur, thème de l’album oblige. Il n’en reste pas moins un album d’une belle facture, superbement composé et interprété, bref une belle mécanique !

(*) https://thiswintermachine.bandcamp.com/album/the-clockwork-man

Formation du groupe

Al Winter : chant - - John Cook : guitares - - Leigh Perkins : claviers, whistles, chœurs - - Dave Close : basse - - Alan Wilson : batterie - Avec : - Andre Saint : chant (piste 4) - - Ade Fisher : solo de guitare (piste 1 , partie 2)

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