There Is No Time

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(3.5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif Rock Psychédélique

Le multi-instrumentiste Chris Boros produit son premier album au titre éponyme, « There Is No Time » avec un ensemble de douze titres de rock progressif. Comment décrire au mieux ce groupe. En fait à la première écoute je pourrais dire que des formations comme ‘Jane’ ou ‘Eloy’ sont probablement ses plus proches parents sur le plan musical, mais il existe d’autres d’influences notamment vers un rock spatial empruntées par divers groupes tels que ‘Hawkwind’ ou ‘Tangerine Dream’ dans leur premier album chanté ‘Cyclone’. Les compositions s’inspirent des mystères de l’univers et Chris s’interroge sur les questions pour lesquelles nous n’avons pas de réponses.

« Better Than Here » débute l’album avec une mélodie et un chant qui rappellent effectivement l’ère de ces dinosaures du rock progressif, ils créent cette atmosphère si particulière. Avec, un chanteur, Chris dont les racines sont fermement implantées dans le rock des années 70. « Forward Thinking », confirme cette orientation avec des changements rapides de rythme qui se produisent tout au long du morceau, et apporte avec eux un son complexe et enveloppant.

Quelques réminiscences de ‘Welcome To The machine’ du Floyd pour, « Controlling the Machine ». Une douce intro et un son qui prend de l’élan et de l’intensité avec de superbes parties de synthé, avant un break et un solo de guitare légèrement étouffé qui renforce l’ambiance anxiogène de la mélodie. Le suivant, « On The List » combine une sorte de mélodie prog-spatial inspirée et qui équilibre parfaitement le flux entre les genres.

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Le groupe laisse aussi suffisamment d’espace pour des moments musicaux plus subtils, « For You » fait partie de ceux-ci, sur un mid-tempo énergique, Chris y pose ses paroles, plus déclamées que chantées. Le titre éponyme, présente des claviers atmosphériques et des guitares en arrière-plan mettant en place un décor psychédélique et des scènes atmosphériques où se déploie délicatement le chant.

Moins original, un rock bien appuyé avec « Observers » court mais très énergique, avec un refrain entrainant et de belles parties instrumentales. « The Coming Wake » et « Lucy Wan » déçoivent cependant un peu, cela fait baisser légèrement le niveau mis en place depuis le début de l’album. L’impression de déjà entendu dans les compositions précédentes se fait cruellement ressentir. Peut-être le chant de Chris qui manque de variété et est parfois trop monocorde. Le final « Sunless Sun » est de type ballade rock, enveloppée par des nappes soutenues de synthés, les envolées sont lourdes mais le refrain aérien.

Au final, un chant qui peut être critiquable, (le talon d’Achille de Chris Boros ?) mais qui est en fait l’identité sonore de « There Is No Time ». Un album contrasté, qui aurait mérité une prise de risque plus importante avec des développements instrumentaux plus élaborés. J’aime tout de même un bon nombre des pistes présentes sur l’album, un premier essai qui ouvre une formidable perspective pour le groupe

  
 

Formation du groupe

Jerry King : Basse et guitare électrique - Chris Boros : chant, guitares acoustiques et électriques, dulcimer, Mellotron, claviers, programmation de la batterie

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