Phantasicah (A Dreamer's Tale)

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(3.5 sur 5) / Autoproduction
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Métal Progressif Rock Progressif Rock Symphonique

Platinum produit son premier album, « Phantasicah (A Dreamer’s Tale) » mené par son leader Fabricio Pipini (guitariste). Fabricio est un musicien spécialisé dans l’ingénierie du son et les techniques d’enregistrement, il a fondé son propre studio appelé « Studio 121 ». Au menu de l’opus, douze compositions qui naviguent dans les influences d’un rock progressif racé et éclectique. Pour mieux décrire le groupe, l’album dans son ensemble porte plus d’une ressemblance vers des groupes comme Asia et Dukes of the Orient.

Après une courte introduction « Prélude », « Dc 1 » met immédiatement l’auditeur dans l’ambiance, un titre mélodique avec des paysages sonores propres à un progressif de très bonne facture, un chant clair et chaleureux, des parties instrumentales expressives, des breaks ingénieux et en son milieu un solo de synthé vintage suivit de celui de la guitare. Cela en fait une ouverture légèrement stéréotypée dans le genre, ce qui n’est bien sûr pas vraiment très original, mais la composition a ce petit je ne sais quoi qui en fait un morceau des plus attrayants.  

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Les points forts de « Phantasicah » peuvent être trouvés partout. Mes favoris personnels sont l’enchainement des pistes « The Journey » et « Into The Storm », entrainantes et puissantes, des compositions pertinentes, mais magnifiquement mélodiques, juxtaposant une musicalité sans faille et un chant fantastique. Il y a aussi dans cet album une manière intelligemment subtile dans le positionnement des titres. Après un rock prog plutôt sophistiqué, déployé dans le début de l’album, arrivent « The Alchemist », « Dreameaters » et « Lost Generation » ils abordent le côté plus abrupt de la musique de Fabricio Pipini. Le tout a une atmosphère captivante délivrant un métal progressif cinématique.

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La suite « The Real History Of Tom Wheel, Pt. 1 (The Curse) » Pt. 2 (Eternity) & Pt. 3 (Fading Away) a tous les bons ingrédients pour devenir un classique. Elle s’adresse aux amateurs affectionnant un mélange musical prog traditionnel et symphonique. Des parties orchestrales, des synthés, des chœurs, un chant sensuel et un piano pour un temps fort musical qui est un pur joyau, la ballade en partie 2 ‘(Eternity)’ est plutôt douce et engendre un solo de guitare flamboyant. Les deux dernières compositions « Last Dance » et « Land Of Dream » voient la participation au chant de Clio D’Alessandris. Deux ballades musclées encadrées de supers soli et tricotages de guitare, mais aussi des passages délicats et quelques attouchements avec le prog métal symphonique.

Un très bon album d’un groupe qui n’invente rien, mais qui s’applique avec succès à nous pondre d’excellentes compositions avec talent. Seul bémol, l’absence d’un vrai batteur se fait cruellement ressentir tout le long de l’album. Si vous aimez Dukes of the Orient vous devriez donner une chance à cet album !

Formation du groupe

Fabricio Pipini : guitare et voix - Gianmarco Pipini : claviers - Marco Marocco : basse - Clio D'Alessandris : chant (11, 12)

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