Titres
- Eternity Ends (2:03)
- Bequest of Tears (3:19)
- In Chains (8:38)
- Bitter Symphony (1:20)
- Pane of Truth (9:06)
- No Earthly Reason (1:57)
- Forgotten Virtue (6:43)
- The Colors Changed (5:58)
- A Sad Sympathy (1:42)
- Questions (6:59)
- Answer to Life (5:56)
- Message from the Past (3:00)
- The Last Embrace (3:27)
- A Kind of Eden (4:55)
- Posthumous Silence (4:59)
Ce 21 août 2026, jour de sortie de la réédition 20ème anniversaire (double vinyle /Gentle Art Of Music) de ‘’Posthumous Silence’’ nous offre l’occasion de revenir sur cet album initialement publié le 18 avril 2006 chez Point Music Distribution par le groupe Sylvan. Formé en 1998, ce quintette germanique pleinement inscrit dans le courant néo-progressif (IQ, Pallas, Pendragon, Arena.) s’en démarqua quelque peu à partir de ‘’X-Rayed’’ en 2004 quand ils associèrent à ce registre, certains climats sonores des années 90 afférents au rock alternatif (Radiohead) et à la britpop (Oasis). Leur cinquième opus publié deux ans plus tard, fut possiblement leur plus belle réussite, et certainement l’un des albums les plus marquants de l’année 2006.

Sylvan s’attaquait pour la première fois ici, au parangon du rock progressif : le concept album. De par son architecture, sa durée identique de 70 minutes, et plus encore, de la nature tragique de son sujet (le journal intime d’une jeune adolescente révélé et raconté post-mortem au père de celle-ci), il souffrit certes la comparaison avec l’album ‘’Brave’’ de Marillion publié 12 ans plus tôt. Toutefois, abstraction faite de toute comparaison superflue, ‘’Posthumous Silence’’ se distinguait autant par la signifiance de ses textes véhiculés par un chant d’une grande expressivité dans sa palette d’émotions, qu’à travers ses contrastes dans une diversité d’ambiances et de paysages sonores. Comme cette introduction instrumentale, planante et floydienne (voix off, chœurs et claviers atmosphériques), des 15 plages du disque émanait la plupart du temps une forme d’onirisme et de quiétude installée par Volker Söhl (parties cristallines de piano et omniprésence des nappes de claviers & synthétiseurs). A cette sérénité, le répertoire subdivisé en cinq parties, opposait quelques séquences orageuses : ‘’In Chains’’, ‘’Forgotten Virtue’’ ou encore le tempétueux ‘’The Last Embrace’’ où la voix de Marco Glühmann se faisait fulminante. A cet effet, Sylvan se tournait ponctuellement vers un métal progressif cher à Ayreon et Pain Of Salvation.
La partie centrale contenait peut-être les plages les plus accrocheuses de l’album, avec les douces mélodies de ‘’The Colors Changes’’, ‘’Questions’’ (que n’aurait pas renié Steven Wilson) et ‘’Answer To Life’’, ou encore l’esthétique de ‘’Pane Of Truth’’, toujours autour de cette récurrente mélancolie soulignée par un violoncelle, du mellotron et un solo de Kay Söhl sur une guitare gilmourienne. Reprenant le thème initial et particulièrement poignant de ‘’Bequest Of Tears’’ le morceau-titre refermait le disque dans un mélange curieusement antinomique et néanmoins doux, de volupté et de vague à l’âme.
A l’occasion des 10 ans de l’album, le label américain ProgRock Records a publié le DVD ‘’Posthumous Silence The Show’’ enregistré en live en septembre 2007 au Festival d’été de Kampnagel à Hambourg (ville dont le groupe est originaire) avec, entre autres, l’ajout d’un documentaire sur ce concert, d’interviews, et également en bonus, du morceau-titre de leur troisième opus ‘’Artificial Paradise’’ (2002).
Enfin, la nouvelle réédition 20ème anniversaire (remasterisée/2 LP) dont il est question ici, fera l’objet d’une tournée allemande au cours de ce dernier trimestre 2026 (entre le 9 octobre et le 20 décembre), où Sylvan partagera l’affiche avec le groupe Blind Ego emmené par Kalle Wallner (RPWL).
Formation du groupe
Marco Glühmann : chant - Kay Söhl : guitare - Volker Söhl : claviers - Sebastian Harnack : basse - Matthias Harder : batterie, programmation de boucles, effets sonores, direction (1) - Avec : Guido Bungenstock : guitare additionnelle - Stefanie Richter : violoncelle - Ensemble Vokalkolorit : chœurs - Angela Reinhardt : direction de chœur
Bonjour! Il ne faudra pas faire l’économie d’une autre critique car qui aurait pu imaginer qu’après cette pépite arriverait Sceneries en 2012, un monument ! Presque impossible de ne pas l’écouter d’une traite.
Mais quel groupe, de ceux qu’il est difficile d’oublier…