Titres
- Dreamentia Theme (4:47)
- Finding Light (5:57)
- Into the Silent City (5:31)
- Mumbletypeg (4:50)
- The God Machine (6:37)
- Fanatic in the Attic (7:39)
- Meet "Old Harry" (4:22)
- The Quiet Prayers of War (18:19)
- Biloxis (4:40)
- Thinning the Veil (7:26)
- Giving Up the Dangers (5:12)
Mieux vaut tard que jamais, nous n’avions pas encore eu le plaisir dans nos pages de narrer les aventures musicales de Presto Ballet. Ce groupe américain qui a débuté il y a une vingtaine d’années sort en 2025 son 6ème album, Dreamentia. Il faut dire que le précédent date de 2018. Ceci explique sans doute cela. Je ne me rappelle plus comment et par quel album j’ai fait la connaissance de ce groupe fondé par le guitariste Kurdt Vanderhoof, membre de Metal Church, un groupe de heavy metal. Toujours est-il que j’ai grandement apprécié un prog très typé années 70 / 80 avec un style qui rappelle Kansas ou Styx, sans oublier à l’occasion un gros son à la Deep Purple.
Si le line-up a pu bouger au fil du temps et des albums, il reste inchangé depuis The Days Between de 2018. Dreamentia reprend le concept initié dans Relic Of The Modern World en 2012, à savoir les aventures d’Andy Rottman, un homme ordinaire lassé de la technologie et qui se déconnecte de la vie moderne et de ses réseaux. Le présent album s’intéresse à son devenir après cette « disparition ».
Pour débuter, « Dreamentia Theme » nous donne à entendre un instrumental alerte et enthousiaste, très mélodieux, un peu dans le style Boston. Toujours dans une ambiance plutôt joyeuse, « Finding Light » avec ses guitares affirmées, ses vocaux solaires et à nouveau une belle mélodie, m’évoque les débuts de Foreigner. La conclusion qui débute par un solo d’orgue accompagné par les accords de guitare est proprement irrésistible ! Tout aussi puissant, mais un peu plus nostalgique, « Into The Silent City » est un hard rock jouant sur les contrastes entre riffs tranchants et vocaux puissants, et passages mélodiques avec un chant plus calme.
« Mumbletypeg » … Qu’est-ce donc ? Renseignements pris, il semblerait qu’on fasse ici référence à un jeu dans lequel un jouer lance un couteau pour le planter le plus profondément dans le sol. Sur ce, un deuxième concurrent se pointe et tente d’extraire le couteau uniquement à l’aide de ses dents. Il y a plusieurs variantes et je n’ai pas tout compris, mais peu importe, chacun s’amuse comme il le peut. Un piano honky tong introduit ce morceau festif et très coloré. J’avoue que j’apprécie cette ambiance musicale résolument sudiste !
« The God Machine » reste un de mes préférés de l’album, notamment avec son intro guitare acoustique / voix très poétique, et son ambiance lancinante de blues. « Fanatic In The Attic » renoue avec un style plus agité. Le break instrumental avec un superbe solo de piano un rien virtuose vient estomper le côté un peu linéaire du morceau. « Meet Old Harry », c’est Kansas dans ses morceaux courts et hard rock. Cet interlude nous emmène vers la grande épopée de l’album, à savoir « The Quiet Prayers Of War » et ses 18 minutes de rock progressif. L’entrée, puissante et déterminée, martelée par les tambours de guerre, est grandiose. La section suivante est au contraire joyeuse et pastorale. Quand la musique se durcit, elle adopte quelques accents de Jethro Tull. Au milieu, le chant reprend sur un ostinato de basse qui oscille entre tonique et dominante. Guitare acoustique et piano prennent alors le relais sur un passage très poétique (ah les septièmes majeures et l’atmosphère jazzy!). La longue conclusion, initiée par une belle mélodie d’orgue sur un rythme ternaire, vous laisse sur une note grandiose et lumineuse.
J’ignore à quoi fait référence « Biloxis », mais c’est à nouveau un hard rock rapide, quelque part entre Kansas et Lynyrd Skynyrd. « Thinning The Veil » nous ramène à une musique sinon plus progressive, du moins plus contemplative et éthérée. « Giving Up The Dangers » termine l’album sur une note à nouveau nerveuse portée par le rythmique basse / batterie. Quel souffle !
Tour à tour rock symphonique, AOR, hard rock, la musique de Presto Ballet et de son dernier album Dreamentia (*) ne manque pas de caractère, c’est le moins qu’on puisse dire ! De belles mélodies, des atmosphères parfois mélancoliques, mais le plus souvent enthousiastes, des claviers vintage très inventifs, tout cela décuple le plaisir d’écoute. Les USA optimistes comme on les aime !
Formation du groupe
Kurdt Vanderhoof : guitare - Scott Albright : chant - Kerry Shacklett : claviers - Bobby Ferkovich : basse - Charlie Lorme : batterie
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