Portal Hopper

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(4.1 sur 5) / Autoproduction
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Alternative Rock Hard Rock Rock Progressif

Portal Hopper est le second album du groupe Mothman and The Thunderbirds, originaire de Philadelphie et mené par le multi-instrumentiste Alex Parkinson. Celui-ci est un mix de nombreux styles musicaux (Hard Rock, Prog, Indie Rock, Shoegaze, Doom, Psyché, Folk, etc…) regroupés sous la bannière simplificatrice de “Dream Metal”. Porteur d’un concept bien barré comme on les aime, le disque raconte l’histoire d’un personnage nommé Portal Hopper à travers la thématique de l’évasion, et l’éventuelle évasion de l’évasion… Ainsi, nous suivons le voyage du personnage principal hors du monde réel dans une série d’univers surréalistes accessibles uniquement par l’intermédiaire de portes. Ayant obtenu l’accès à celles-ci par le monstre de Flatwoods, Portal Hopper rencontre toutes sortes de cryptides vivant dans des terres étranges. Il atteint finalement le Royaume Squonk et sa station spatiale capable d’atteindre les Archives Akashiques, recueil de toutes les connaissances passées, présentes et futures. Accablé par le fardeau d’une connaissance infinie et d’une mortalité inévitable, Portal Hopper retourne dans le monde réel pour faire la paix avec son destin terrestre, mais doit affronter le monstre de Flatwoods pour gagner sa liberté. Etonnant, non?

Et on démarre tambour battant avec “Ruby Skies” sur lequel une rythmique proche du Thrash Métal accompagne un chant aérien. On y remarque déjà le talent de Mothman and The Thunderbirds pour pondre des refrains accrocheurs. Énergie conservée sur le titre suivant, “Polygonal Polliwog”, avec son refrain scandé (où j’ai trouvé un air de The Dear Hunter) et les prémices de lignes de claviers orientalisantes.

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Alex Parkinson

L’arrivée dans le monde étrange débute avec “Flatwoods Monster”, titre plus original et intéressant qui trouverait facilement sa place lors d’une soirée Halloween avec son clavier “creepy” et ses lourds accords de guitare. Enfin, une part de luminosité avec la Power Pop joyeuse de “Liminal Spacetime Continuum”. Oui, le groupe sait écrire des chansons qui tiennent la route dans un style plus traditionnel. Sortie de nulle part, une basse funky entame “Fractals”. Des claviers à tendance “Bollywood” viennent se joindre pour tisser la toile d’un titre à la mélodie efficace de nouveau. Une réussite!

On poursuit sur ce mode sautillant avec “Squonk Kingdom”, mélange de mélodie digne d’un générique de dessin animé, de guitare métal et de batterie qui ne stoppe jamais de battre le fer. “Akashic Records”, quant à lui, fait place à la narration dans une ambiance un peu Doom.

Escape From Flatwoods” convoque clairement les fantômes de Soundgarden, pour un épisode Grunge-Rock à tendance Sabbath, lourd à souhait, en particulier sur le final. “Somewhere In Time” n’a pas de lien avec le morceau d’Iron Maiden, puisqu’il voit l’arrivée d’une guitare acoustique dans une ambiance pop-folk inattendue. On rallume les amplis pour “The Zaratan” et sa lourdeur pachydermique, puis la bizarrerie électro-punk “So Long (Portal Hopper)”. L’album s’achève naturellement avec la belle ballade acoustique “Attic” dans la pure tradition songwriter folk.

Album varié, assaisonné de juste ce qu’il faut de bizarre, ‘Portal Hopper’ est très plaisant à écouter, préservant l’auditeur de l’ennui grâce à ses titres de formats courts et à son histoire intrigante. Disponible le 12 juillet.

Formation du groupe

Alex Parkinson : Voix, Guitare, Basse, Claviers, Vocoder, Programmation batterie - Egor Lappo : Guitare solo (5), Programmation batterie - Joe Sobieski : Voix Lead (Couplets 4 & 9), Chœurs (5) - Sam Parkinson : Guitare solo (8 & 11)

🌍 Visiter le site de Mothman and The Thunderbirds →

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