Something Ominous

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(4.3 sur 5) / InsideOutMusic
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Métal Progressif Rock Progressif

Molybaron durcit le ton. Et le son.

Le troisième album du groupe franco-irlandais basé à Paris ‘Something Ominous’ fait en effet le plein d’énergie et bénéficie d’un son pour le moins massif. Deux années à peine après leur précédent opus (‘The Mutiny’), le quatuor a gagné en confiance et en épaisseur et propose 10 titres très bien taillés qui devraient ravir les adeptes de métal direct et accessible.

Le titre éponyme “Something Ominous” nous plonge directement dans le grand bain. Un riff de guitare suffisamment complexe et catchy à la fois est mis en valeur par une rythmique au son énorme. Le bassiste Sébastien de Saint-Angel n’est clairement pas venu pour jouer au scrabble étant donné le rythme qu’il impulse au morceau. Ajoutez là dessus un refrain bien ficelé qu’on retient sans peine, et vous avez grosso-modo la recette de Molybaron pour un titre efficace.

Pas de perte d’intensité sur “Set Alight”, son refrain qui ne demande qu’à être chanté très fort, et son solo de guitare qui pourrait inspirer Kirk Hammett. La batterie de Camille Greneron assène quelques coups bien sentis sur “Billion Dollar Shakedown”, morceau qui penche du côté rap/métal.

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Le piano d’introduction de “Breakdown” laisse entrevoir un moment de répit, mais le chant très engagé du frontman Gary Kelly vient remettre l’église au centre du village. De nouveau le refrain fonctionne très bien et appelle à la rage : “Cause it’s another fucking breakdown!”

Le riff de “Anyway”, plus Metallica que jamais, lance un morceau à la mélodie travaillée et littéralement habité par la batterie. La qualité de la production, qui rend grâce à l’énergie du groupe, permet d’apprécier l’apport de chaque instrument.

On n’y croyait plus, mais “Daylight Dies In Darkness” vient calmer le jeu et offre un beau moment d’émotion drivé par le chant élégant de Gary Kelly.

Les cervicales ont récupéré, alors il est temps d’envoyer “Dead On Arrival”, sur lequel une ambiance inquiétante attisée par une basse saturée nous conduit jusqu’au refrain ‘Molybaron-esque’. L’album se fait de plus en plus heavy au fur et à mesure qu’on avance dans l’écoute, et “Pendulum” apporte sa contribution à cette tendance.

Le méga groove de “Reality show” est porté à nouveau par une basse qui lorgne du côté de Steve Harris. Ce titre est sorti sous forme de single et devrait être l’un des moments forts des lives de Molybaron. Le disque se referme sur “Vampires”, titre parfait pour ce rôle, et sur lequel on peut entendre un genre de battement de cœur synthétique qui semble atteindre la défibrillation puis l’emballement, stimulé par l’ensemble des quatre musiciens. Le son y est encore particulièrement travaillé.

La musique de Molybaron n’est pas à proprement parler révolutionnaire en soi, mais elle a le bon goût d’exprimer une identité propre au groupe. Celle-ci se situerait quelque part à la croisée des chemins entre System of a Down, Muse et Metallica. Les titres sont courts et efficaces, en cela le style du quatuor n’est pas directement rattachable au métal progressif. Mais si vous cherchez un album à tendance Métal avec des titres à l’énergie communicative particulièrement bien écrits et interprétés, alors ‘Something Ominous’ fera certainement l’affaire.

Formation du groupe

Gary Kelly : Guitare, chant - Florian Soum : Guitare - Sébastien de Saint-Angel : Basse - Camille Greneron : Batterie

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