Garden Of The Snake

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(4.6 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Je scrutais depuis quelques temps le retour du duo Tully McCully / Gordon MacKay dont j’avais découvert il y a quasiment 3 ans l’existence par la grâce d’un premier album de haut niveau : The Unicorns Are Screaming. Et bien les voici donc revenus avec Garden Of The Snake, au format assez semblable: nombreux morceaux plutôt courts, mais intenses et souvent très contrastés ! Sans prétendre faire l’exégèse des textes de l’album, son titre nous ramène à la Genèse et à cette parabole du mensonge et de la corruption, toujours de mise dans notre monde actuel, la pochette de l’album ne montre d’ailleurs pas autre chose.

C’est d’ailleurs par la piste-titre que débute l’album : musique certes sombre mais aussi bondissante : le serpent ondule dans tous les sens et impossible de lui échapper ! La pièce est concise et très dense sur le plan musical. A noter son étrange mélopée centrale aux accents orientaux. « Chicxulub » n’est autre que le cratère du Yucatan causé par la chute d’un astéroïde … bon toute le monde connait cette histoire. La musique est à nouveau bien charpentée, de même pour le suivant « Holiday » avec ses airs de heavy blues rock. Dans cette première partie de l’album, les riffs bien affirmés abondent et il faut attendre l’intro de « Pirate » pour obtenir des sons plus aériens et des ambiances psychédéliques.

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« Quest For Orion » et ses longues tenues d’orgue liturgique ouvre la voie à une superbe ballade acoustique et mélancolique. J’ai un petit faible pour les deux pistes qui suivent : « The Sun Keeps Shining Down On You » avec les alternances entre les voix masculines et féminines, et « Mystery Man » et son rock d’école. Irrésistible ! « Vengeance » est assurément un des sommets de l’album : un style de folk anglais à la Gentle Giant, doté d’un thème musical mémorable porté par des vocaux volontaires et inventifs. Le contraste est total avec ce qui suit : pop-rock entrainante avec choristes féminines (« The Lost Chorus », « Time As A Lover »). Le lancinant « One-Way Train » permet d’apprécier la voix de Tully McCully, dans les tessitures graves, souvent utilisées avec bonheur dans cet album d’ailleurs. « End Of All Songs » clôt dans un style mi-sombre mi-grandiose cet étonnante collection de 14 morceaux.

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Si tout sonne faux dans le Jardin du Serpent (*), la musique du duo McCully/Mackay avec ses vocaux expressifs et ses claviers virtuoses sonne quant à elle juste et particulièrement inventive !

(*) Vous trouverez aisément l’album sur les plateformes habituelles (Spotify, Deezer, Apple Music, …)

Formation du groupe

Tully McCully : Chant, basse, guitare, batterie - Gordon MacKay : Claviers

🌍 Visiter le site de McCully / Mackay →

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