Holidays in Eden

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(3.5 sur 5) / EMI
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Rock Progressif

Ah là là, l’épreuve du deuxième album…. Car c’est bien ce que va vivre Marillion nouvelle mouture, et surtout Steve Hogarth, avec ce Holidays in Eden. Allaient-ils réussir à renouveler le petit miracle de Seasons End, et, avec l’aide du célèbre producteur pop Chris Neil nous offrir des vacances au paradis ?

Ça commence plutôt bien avec Splintering Heart, dans la droite lignée de l’album précédent. Mais dès la suivante, Cover my Eyes, c’est la douche froide : jamais le groupe n’a sonné aussi « pop », aussi FM-friendly. Le fait que ce titre ne soit qu’une resucée d’un titre de l’album Dry Land de l’ancien groupe pop de Steve How We Live, (intitulé à l’origine Simon’Car) et qu’ils enregistrent encore 2 titres issus de ce même album, n’augure rien de bon en termes d’inspiration.

Et ce qui n’aurait pas dû être qu’une exception va se renouveler avec, notamment Holidays in Eden et surtout This Town, titre assez pénible et criard. Je ne peux pas éviter de citer, dans cette catégorie, la pop soft de No one Can, même si j’ai une affection toute particulière pour ce morceau, ayant utilisé la superbe version acoustique du Live from Cadogan Hall pour mon mariage.

Voilà de quoi faire avaler son chapeau de bouffon à n’importe quel fan nourri à Script for a Jester’s Tear et autre Forgotten Sons. Heureusement, il y a d’autres choses à se mettre sous la dent : The Party capte bien les émotions adolescentes lors des premières soirées arrosées.  Dry Land (bien qu’assez pop elle aussi) est une belle reprise d’un autre titre d’ How We Live. La suite à this Town imaginée par Steve et intitulée  the Rakes Progress/100 Nights est plus qu’honorable. Quant à Waiting to Happen,  son démarrage à la Easter et la performance vocale de Steve en font une chanson absolument magnifique et la vraie réussite de ce disque. Plus de titres de cette ampleur auraient fait de cet album un petit chef d’œuvre. Ce ne sera au final qu’un album de transition qu’il est tout de même agréable de ressortir à l’occasion.

 A noter que pour cet album encore plus que tout autre, il convient d’avoir la version double CD, qui offre quelques titres plutôt sympas ( Sympathy, a Collection, Eric, the Epic, la 3e reprise d’How We live intitulée You Don’t Need Anyone…).

Formation du groupe

Steve Hogarth : chant principal et chœurs - Steve Rothery : guitares - Mark Kelly : claviers - Pete Trewavas : basses, chœurs - Ian Mosley : batterie, percussions - Avec : Christopher Neil : chœurs, production

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