Terra Nocturne

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(4.5 sur 5) / GS Productions
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Rock Progressif

Il y a des albums vers qui l’on revient souvent et qui squattent nos platines et nos clefs USB. Vous qui lisez mes chroniques avez surement remarqué que mes préférences musicales penchaient vers un rock progressif mélodique et pas trop tarabiscoté. Celui de Lynn Stokes and Sol Surfers et son « Terra Nocturne » fait partie de ceux-ci. Formé par Stokes en 2007, le groupe est composé de musiciens texans.

Une intro douce et vaporeuse, puis le saxo hyper mélodique de Jerry Savoy nous embarque dans « Sacred moon’s light » qui se transforme tranquillement au cours des 7 minutes suivantes en un prog mélodique mettant en vedette les qualités musicales du groupe. Si le leader de la formation, Lynn Stokes, cite Pink Floyd comme une influence prédominante, ce n’est pas pour rien, je rajouterais que je vois leur musique comme une association intelligente entre Supertramp, Jethro Tull pour la flûte et bien sur le Floyd. L’éponyme « Terra nocturne » est un magnifique instrumental, avec une fois de plus Lynn qui déploie un son clair et un style de guitare mélodique, et nous régale d’une composition des plus aérienne.

Le piano de Roland St. John Perez ouvre « Where have you gone », une autre perle de l’album, très épurée, élancée, et lorgnant, là vraiment, vers le Floyd, tant au niveau des guitares que des claviers. Un petit bijou !

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Le court instrumental « The crossing » aux connotations folk rock, nous conduit vers « Let go » dans un style raffiné, atmosphérique qui affirme efficacement le son de la formation. Une guitare solo planante, des claviers vibrants façon ‘Welcome To The Machine’ (Floyd), avec une section rythmique qui pulse et une basse ronflante, une composition qui aurait pu sortir tout droit de ‘Wish You Were Here’.

Difficile pour le suivant, « Open door » (instrumental) de faire aussi bien. Dans un registre plus enlevé et dynamique il nous entraine avec de bons riffs et des changements de tempos fréquents dans l’univers de Supertramp. La prédominance du sax y étant pour beaucoup, et finalement il arrive dans un genre différent à tirer son épingle du jeu. La piste la plus longue (12 :29min) de l’opus, « American Dream » verse lui dans une ambiance à la Barclay James Harvest. Les thèmes musicaux, les harmonies, tout y est ; un joli travail du sax, guitare en apesanteur, chant suave et sensuel. Planant et synthétique « Dream sequence » (instrumental), qui aurait mérité d’être plus court, fait le lien avec le dernier titre « Across the barrier », un rock tendance Steve Miller, dont l’intro calme et atmosphérique se transforme en un solo de guitare introduisant le chant, le tout rondement mené.

Ce « Terra Nocturne » se boit comme du petit lait, rien d’original, mais qu’est-ce que c’est bien fait ! Pour résumer, un formidable album qui présente des compositions d’un très bon niveau, et que je vous recommande chaudement si vous voulez entendre des mélodies progressives et raffinées.

Formation du groupe

Dean Evans: Flûte Jerry Savoy: Sax Kevin Cooley: Batterie Lynn Stokes: Chant / Guitares Mike Orbelo: Basse Roland St. John Perez: Claviers

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