The Most Dangerous Woman In America

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(3.7 sur 5) / Doone Records
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Rock Rock Progressif Soft Rock

Après l’excellent ‘Remedium’ sorti en 2018, Laura Meade revient vers nous avec « The Most Dangerous Woman In America ». Pour rappel Laura est l’une des chanteuses du groupe de rock progressif IZZ.

Comme pour son prédécesseur, son compagnon sur scène et à la ville John Galgano a co-écrit avec elle la totalité des dix titres présents sur l’album. Des morceaux qui se basent sur un thème principal : ‘L’exploration de l’histoire d’une femme dont la voix a été réduite au silence et dont l’histoire a été presque oubliée par son propre pays’. Les membres d’IZZ ont participé à l’élaboration de l’opus : John Galgano (basse, claviers supplémentaires, guitare électrique), Brian Coralian (v-drums, batterie électronique, percussions) et Tom Galgano (claviers).

Un petit tour par la France, (sur les bords de Seine) avec « On the Shores Of The Seine », 30 secondes d’un bruitage qui ressemble à des vagues (étrange pour un fleuve ?), et un duo chantant des paroles en français. Plus consistant arrive « Leaving » sur un rythme bondissant où se pose le chant hypnotique de Laura soutenu par une basse ronflante, il suffit de se laisser porter…. La voix douce et habitée de Laura distille tout son fluide sur « Burned At The Stake » un titre lancinant aux thèmes cycliques. Piano sombre et grave, « Iconoclast » offre un environnement dépouillé et dramatique. « End Of The Road In Hollywood » fait place à une électronique soyeuse, qui fusionne avec les touches douces et minimalistes du piano. Il en résulte une composition qui fleure bon le rock progressif, presque classique. Une atmosphère fraîche et détendue inonde « Doesn’t Change A Thing », une intro piano/chant pour une mélodie douce qui frissonne en sa moitié avec la mise en place des autres instruments pour terminer en une fusion multigenres.

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Le titre éponyme « The Most Dangerous Woman In America », et pièce maitresse de l’opus, s’étend sur plus de huit minutes. Première piste vraiment progressive, dans le sillon d’IZZ, mélange piano, synthé et breaks impromptus, la mélodie est en constante évolution et se construit autour d’un excellent refrain mélodique et mélancolique. La ballade « The Shape Of Shock » est remplie de petits détails qui surgissent d’un peu partout. Notamment les franches poussées de guitare/piano que John Galgano introduit juste avant le refrain et qui contrastent entre les couplets intenses, et les sections plus légères et clairsemées où la voix de Laura reprend le contrôle. Un rock un peu plus basique, « Forgive Me » est enrobé dans de riches arrangements de cordes synthétiques, et bénéficie d’un refrain aérien qui attire immédiatement l’oreille. Je suis également tombé sous le charme de « Tell Me, Love », au départ une pièce intimiste, qui sur des arrangements aériens se laisse envahir par la fulgurance des synthés.

Pour conclure, un album pas vraiment prog, juste quelques titres qui abordent le genre de belle manière. Cela n’en reste pas moins dix pistes qui parlent directement à mon amour de la musique mélodique et bien faite !

Formation du groupe

Laura Meade : chant, claviers - John Galgano : guitare basse, claviers supplémentaires, guitare électrique - Brian Coralian : batterie, batterie électronique, percussions - Tom Galgano : claviers

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