Rise And Fall

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(4.5 sur 5)
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Rock Progressif

Comme il le dit lui-même, après avoir joué et composé durant de nombreuses années, John Holden s’est décidé en 2018 à composer son premier album « Capture Light ». Fort de ce premier succès et de sa recette dans laquelle de nombreux musiciens l’accompagnent au gré des morceaux. Il récidive en ce début 2020 avec un superbe « Rise And Fall ». La (longue) liste des musiciens invités vous rappellera des noms bien connus et au passage des noms de groupes prog ayant pignon sur rue (entre-autres Tiger Moth Tales, Mystery, Circa:, The Enid, Big Big Train…).

Sept pièces fort bien écrites pleines de très beau vocaux, notamment féminins, d’une grande élégance musicale et qui racontent de belles histoires !

La première histoire nous emmène au XIeme siècle, et dans « Leap Of Faith » Peter Jones prête sa voix caractéristique à Eilmer de Malmesbury, moine bénédictin anglais, connu pour avoir tenté un des premiers essais de vol au moyen d’ailes mécaniques. On commence par une évocation instrumentale de la comète de Halley, puis s’enchaînent les différents tableaux de ce premier titre, joliment mystique. A la question posée par Dédale dans le premier titre, «  Rise and Fall » semble être la réponse fournie par son fils Icare. Changement de registre vocal puisque c’est Jean Pageau (Mystery) qui officie cette fois, bercé par un piano tout en délicatesse. « The Golden Thread » est un très beau duo porté par Joe Payne et Lauren Nolan. Une délicate chanson d’amour qui me semble symboliser John et sa femme Elisabeth, qui ont par ailleurs coécrits l’ensemble des textes de cet album. Première apparition d’Oliver Wakeman au piano qui accompagne ce délicieux fil d’or.

« Dark Harts » est le morceau le plus rock de l’album, rythmé par la basse de Bill Sherwood et la batterie de Nick D’Virgilio. Ces arts sombres vous plongent dans une ambiance heavy à 180° des 3 premier titres. D’une atmosphère aussi sombre « Heretic » finira tout de même par s’éclaircir peut à petit. Il faut dire que le propos est particulièrement poignant puisqu’il évoque le saccage du site de Palmyre en Syrie et l’assassinat de son fidèle gardien Khaled Al-Assad. D’étonnants passages de guitare – Oliver Day – nous emmène vers une conclusion apaisée et presque lumineuse. Belle ballade que le très acoustique « After The Storm », mélodieux à souhait. La très belle voix de Sally Minnear fait le travail ! En renouant avec l’esprit du premier titre, l’ambitieux « Ancestors And Satellites », la voix de Peter Jones nous fait parcourir le (long) chemin qui mène des premières peintures rupestres aux voyages dans l’espace. Belles orchestrations, chœurs extatiques

Casting de choix et superbes fresques musicales pour un album que j’ai vraiment apprécié. Si j’avais un souhait à émettre : un petit peu plus d’audaces harmoniques pour encore mieux mettre en valeur la haute qualité des textes, des mélodies et de l’orchestration ! Un album émouvant et plein d’espoir. Well done John!

Formation du groupe

John Holden : Guitares, basse, claviers, programmation - Jon Camp : Basse (piste 2) - Zaid Crowe : Guitare solo (piste 4) - Oliver Day : Guitares, Lap Steel (pistes 2, 4, 5, 6) - Emily Dolan Davies - Percussions (piste 2) - Nick D'Virgilio : B.aotterie (pistes 2, 4, 5, 6, 7) - Simon Fitzpatrick : Basse (pistes 5, 7) - Peter Jones : Chant, Recorder, Whistle (pistes 1, 7) - Sally Minnear : Chant (pistes 5, 6, 7) - Lauren Nolan : Chant (pistes 3, 7) - Jean Pageau : Chant (pistes 2, 7) - That Joe Payne : Chant (pistes 3, 4, 5, 7) - Vikram Shankar : Piano et claviers (pistes 1, 2, 3, 5, 6, 7) - Michel St-Pere : Guitare solo (piste 7) - Billy Sherwood : Basse (piste 4) - Oliver Wakeman : Piano et claviers (pistes 3, 4 )

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