Aqualung

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(5 sur 5) / Chrysalis ‎
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Rock Progressif

Le 19 mars 1971, paraissait ‘’Aqualung’’ chez Chrysalis.

Sur ce quatrième opus de Jethro Tull, le claviériste John Evan invité précédemment sur « Benefit‘ devenait membre officiel tandis que le bassiste Glen Cormick était remplacé par Jeffrey Hammond-Hammond.  Album le plus célèbre du groupe, plus accessible et plus mélodique, il fut pour le plus grand nombre, la porte d’entrée pour Jethro Tull, au club très fermé des formations mainsteams du rock dit progressif, une notoriété acquise en partie grâce à « Locomotive Breath« , l’un des deux singles extraits de l’album (avec « Hymn 43« ).

Il faut dire que si la perfection n’est pas de ce monde, « Aqualung » s’en approcha, et à plusieurs titres. Ces 11 plages formaient un répertoire parfaitement homogène et compact. Désormais loin du blues-rock de « This Was » (1968), il s’inscrivait bien dans la continuité de « Stand Up » (1969) et surtout « Benefit » (1970) par son côté hard électrique emmené en particulier, et dès le morceau titre introduisant l’album, par le guitariste Martin Barre, heavy rock auquel le groupe opposait un folk porté cette fois par Ian Anderson sur sa guitare acoustique (« Cheap Day Return« , ‘’Mother Goose’’, ou encore, autour d’orchestrations de cordes, ‘’Sleepstream’’, ‘’Wond’ring Aloud’’ et ‘‘Up The Pool’’ ajouté en bonus dans la réédition remixée) sans oublier bien sûr chez ce leader dorénavant incontesté du groupe, ses emblématiques parties de flûte traversière (‘’Cross-Eyed Mary’’, ‘’Up To Me’’…).

Cet original melting-pot, immédiatement identifiable, allait devenir par la suite, l’une des recettes majeures sinon la marque de fabrique de Jethro Tull. « My God« , la pièce composite à souhait, qui ouvrait la seconde face du disque, en donnait l’une des plus belles illustrations. Les textes quant à eux, abordaient des thèmes chers à Ian Anderson et souvent liés à la condition humaine, comme la situation des sans-abris dans le morceau titre. Ils touchaient parfois certains sujets sensibles comme celui des institutions religieuses dans une approche assez critique (‘’Wind Up’’, (‘My God’’) ou encore la pédophilie (‘’Cross-Eyed Mary’’) avec toutefois une certaine candeur dans le propos.

Après cet album qualifié à tort d’album concept par la critique (clairement réfuté par le groupe) mais que l’on peut considérer comme une sorte de transition, Jethro Tull allait véritablement s’engager ensuite dans une voie conceptuelle et d’autant plus progressiste avec « Thick As A Brick » en 1972, puis « A Passion Play » l’année suivante, allant cette fois encore plus loin dans sa quête exploratoire.

Parmi les 14 albums de Jethro Tull remixés (à ce jour) en 5.1 surround, DTS et new stéréo par Steven Wilson, nous retrouvons bien sûr « Aqualung » dans une version 40ème anniversaire (Chrysalis/ Avril 2016) éditée en format coffret comprenant 2 CD + 2 DVD accompagnés d’un livret de 80 pages et d’une pléthore de bonus.

Formation du groupe

Ian Anderson : chant, flûte, guitare acoustique, coproducteur - Martin Barre : guitare électrique, flûte à bec soprano - John Evan : piano, orgue, Mellotron - Jeffrey Hammond : basse, flûte à bec alto, chœurs (4) - Clive Bunker : batterie, percussions - Avec : David Palmer / arrangeur-chef d'orchestre

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