InMotion

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(5 sur 5) / progressive promotion records
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Néo Progressif Rock Progressif

InVertigo est un groupe de rock progressif allemand formé en 2006 à Golsenkirchen. Il nous revient aujourd’hui avec un nouvel opus « InMotion » publié sur le label Progressive Promotion Records. L’album se compose de six titres, avec un mixage et un mastering réalisé par Michael Schnella.

Ce que j’aime le plus dans InVertigo, c’est que sa musique, et notamment celle de « InMotion » s’intercale souvent confortablement entre la technique, mais sans lourdeur, d’un Dream Theater et l’accessibilité progressive d’Asia. L’album démontre leur capacité d’écrire des titres épiques et chaque pistes à leurs manières revisitent les classiques d’un rock progressif en retrouvant la savante alchimie des styles qui coexistent dans le genre.

Après un léger bidouillage au synthé en introduction de « Interrompu » qui ouvre l’album, les claviers tissent des nappes en support de la guitare qui entre en scène sur une base rythmique solide, les changements de rythmes se suivent et le chant de Sebastian Brennert  vient délicatement se poser et confirme le caractère intense de la mélodie. « Listen To The Smell Of The Pretty Picture » démarre avec une flûte dans un style proche de Jéthro Tull et nous offre une large palette de registres qui traversent les années fastes du prog. Une touche de Floyd par ci une autre de Génésis, un soupçon de UK par là, et voila le tour est joué, ils réussissent à nous faire passer les plus de 10 minutes du tire sans sourcilier, vraiment un rock progressif de grande classe ! Pour « Severn Speaking » la musique s’appuie sur une partie narrative (le discours historique de Severn Suzuki en 1992 devant les Nations Unies sur l’impact dévastateur de l’homme sur la planète). Le morceau est plus direct et marche dans les pas d’un Asia avec quelques similitudes dans le chant avec celui du regretté John Wetton, une mélodie entraînante mais émouvante et instrumentalement hyper bien exécutée. Beaucoup plus orienté vers le Neo Prog « Wasting Time » se développe en alternant parties rentre dedans et moments plus calmes, un morceau complexe mais toujours mélodique qui se termine par un solo de guitare flamboyant.

La suite « Life » se divise en deux volets, la partie I débute sur une reprise d’un classique d’Edvard Grieg (concerto pour piano en la mineur op.16) sur lequel tous les instruments et principalement la guitare se greffent avec des interventions souvent violentes mais le groupe sait ménager l’auditeur et parsème minutieusement des moments d’accalmies parfois même intimistes. Le thème du concerto revient tout au long des 7:40 minutes et appuie les breaks musicaux servis par un sens de la mélodie qui surprend au détour de chaque interventions. Une ambiance délicate pour « Life » partie II, guitares aériennes, chant limpide et vibrant, ce final est un bon morceau de rock progressif comme il s’en faisait à l’époque. La richesse de ses sons, de ses atmosphères et aussi la qualité de son interprétation sur les thèmes développés en font un excellent titre (un bonus acoustique vous attends en fin de piste).

Avec « InMotion », le groupe InVertigo montre avec brio son sens aigu de la mélodie appuyé d’une bonne dose d’originalité. Dans un genre où il est difficile de faire la différence, tant celui semble avoir tout dit, il nous prouve finalement comme le confirme l’expression populaire, que l’on peut ‘faire du neuf avec du vieux’ !

Formation du groupe

Sebastian Brennert / chant, piano - - Kolja Maletzki / guitare - - Michael Kuchenbecker / claviers - - Matthias Hommel / basse - - Carsten Dannert / batterie, percussions - Avec: Ina Merz / chœurs - - Julia Gorzelanczyk / chœurs -

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