Unsought Salvation

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(4 sur 5) / Autoproduction
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Métal Progressif Rock Progressif

Nos Canadiens d’Edmonton Tylor Dory Trio débarquent de nouveau sur les terres musicales en nous proposant Unsought Salvation. Le premier album « Carried Away » sortie en 2015 nous marquait par un univers sombre. Allons-nous avoir un bis repetita ? Et bien non, point du tout, bien au contraire, maturité aidant Unsought Salvation propose des compositions pleines de nuances dans des styles variés et bien travaillés tout en gardant le fil conducteur du Métal progressif.

Ce précepte s’applique dès les premiers titres comme « The Righteous and the Rest » ou « Comatose » captivants de bout en bout, autant sur les triples parties guitares jusqu’aux voix suaves délivrées avec subtilités au moment les plus judicieux. « The Fallen Man » se démarque par un Electro-Métal entraînant et original, faut bien l’avouer. Histoire de nous interpeller encore plus, nos TDT nous pousse vers des contrés progressives atmosphériques avec des titres comme « Dying Light » , sur une guitare acoustique et une voix souvent proche de James Hetfield (Metallica) ou « Glass Menagerie », voir aussi en plus sombre « Into The Maelstrom »  avec un clavier ponctuel aux effets flanger, collant parfaitement à la mélodie.

Amis lecteurs vous serez surpris de « The Spaces In Between » qui en cinq minutes vous balance un échec et mat en délivrant du trash, du progressif, du death, une pincée d’AOR, un soupçon de hard FM et honnêtement passé ce moment de surprise qui bouscule les codes, on est bien content de la découverte. « East of Eden »  est mon coup de cœur, un refrain qui bien que classique fait mouche, un pont lumineux avec en sortie un solo qui vous renverse. « Marionettes (of Distant Masters) » nous offre une belle technicité de jeu à tous les niveaux mais pourtant le titre est un brin en dessous des autres compos. Le final nous propose avec « Cenotaph » , le titre le plus long de l’album, et en treize minutes on a souvent des choses à dire musicalement, et ici, c’est le cas. Par moment le titre tourne en mode régime sur vitaminé avec une accroche guitare qui vous chope dès les premières mesures, puis diverses coupures ci et là pour vous détourner du thème avant d’aborder un solo.

En conclusion, les musiciens ont pris le temps et surtout le recul nécessaire pour nous offrir de fort bel manière une œuvre bien léchée, avec de belles trouvailles quant à l’arrangement et une recherche finement aboutie sur les voix qui rend l’ensemble plus que très sympathique. Pas mal de titres sortent du lot. Si vous recherchez de quoi mettre vos tympans au chaud pour cet hiver, vibrer sur des solos et autres riffs ou bien des rythmiques bien développées, alors penchez-vous sur cet album. Tant que j’y suis, j’ai bien aimé la jolie pochette signée Anxo Vizcaíno.

Formation du groupe

Tylor Dory – Chant et voix, guitares, claviers / Jonathan Webster – batterie et percussion / Slava Fedossenko – Basse Invités : Eric Holloway – voix parlé sur “Marionettes (of Distant Masters)” / Diego Fernandez – voix sur “Cenotaph”

🌍 Visiter le site de Tylor Dory Trio →

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3.75 sur 5

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