What If

Par

(5 sur 5) / Capricorn
Categories
Jazz-Rock Rock Progressif

Le 14 Mars 1978 paraissait « What If » par les Dixie Dregs.

Ce combo américain formé en 1970 par deux anciens élèves de la Miami School Of Music, ne sortit (discrètement) un premier album qu’en 1975 (« The great Spectacular »). « What If » est leur troisième opus, après un très bon « Free Fall » publié l’année précédente. Le groupe avait forgé sa réputation à travers un répertoire instrumental pour le moins éclectique, empruntant aussi bien au rock 70s et à la fusion qu’au classique, au folk et à la country music. Si l’on retrouve une connotation hard rock AOR dans les premières notes de « Let It Off The Top« , et du pur bluegrass dans le morceau « Gina Lola Breakdown« , cet album s’inscrit éminemment dans un registre jazz-rock que « Odyssey » mêle à des influences folk et « Travel Tunes » à du heavy rock des années 70.

image

Nous pensons parfois au Mahavishnu Orchestra et au duo Jean Luc Ponty/John McLaughlin sur des titres comme « Ice Cake« . En véritable caméléon sur sa six cordes, Steve Morse formait à la guitare acoustique, un précieux duo avec le violoniste Allen Sloan dans la ballade baroque « Little Kids » puis passait à la guitare synthétiseur pour le dernier morceau « Night Meets Light« , une pièce atmosphérique et aux notes parfois celtiques qu’ajoutait le claviériste Mark Parrish. Il faut enfin donner cette fois encore, une mention spéciale à la section rythmique emmenée par le bassiste Andy West et le batteur Rod Morgenstein, comme sur l’album précédent « Free Fall » (on se souvient notamment de « Cruise Control »).

Après « What If« , le groupe dut néanmoins attendre l’opus suivant (« Night Of The Living Dregs« ) pour trouver une véritable reconnaissance, notamment à travers une première nomination aux Grammy Awards, dans la catégorie meilleure performance instrumentale. Autour du noyau central Steve Morse/Andy West, et au fil d’une discographie de sept albums studios et quatre live, le groupe accueillit quelques éminents musiciens comme le violoniste Jerry Goodman (Mahavishnu Orchestra) en 1992, ou le claviériste Jordan Rudess en 1994 avant que celui-ci ne rejoigne Dream Theater. Après la dissolution du groupe (alors devenu ‘The Dregs’), le très actif et brillant guitariste au jeu protéiforme, Steve Morse, après deux albums solos (« Major Impacts » 1 & 2), et en parallèle au Steve Morse Band formé en 1984, rejoignait Deep Purple en 1995.

Formation du groupe

Andy West : basses Alembic & Fender fretless - Mark Parrish : claviers - Rod Morgenstein : batterie, chant sur "Ice Cakes" - Steve Morse - guitares acoustique, électrique & synthétiseur - Allen Sloan : cordes

Partager cette critique

👇 Recommandé pour vous

Live

Par Jean Luc Ponty

5 sur 5

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *