La chiamata

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(4 sur 5) / snowdonia
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Jazz-Rock Pop/Rock Rock Progressif Rock Psychédélique World Music

Après une longue attente, « La Chamatia », est la suite du précédent album « The Physics of the Clouds » publié en septembre 2013. Le groupe Florentin Deadburger Factory et ses compositions montrent une sacré maturité avec une musique qui couvre de nombreux genres musicaux et propose des compositions très diversifiées, mais en même temps, il y a des éléments qui rassemblent et qui donnent, en quelque sorte, à la musique un son spécifique. Le fil conducteur de l’opus est Le chaman, qui apparait en couverture avec un magnifique packaging , il est la figure récurrente des sept compositions, toutes chantées en italien.

En plus des quatre membres habituels de la formation historique, nous trouvons huit batteurs choisis parmi les meilleurs de la scène italienne, ainsi que la contribution d’autres musiciens de talent (voir la liste en fin de chronique).

Des influences allant du rock-progressif à l’expérimental, Deadburger Factory s’en est toujours abondamment nourri, sans qu’on ne puisse jamais accuser le groupe de manger à tous les râteliers. Une musique sincère qui respire l’ouverture dès le départ, avec : « Onoda Hiroo » qui sonne un peu comme une incantation chamanique bien rythmée. Le suivant, « A Fire Seen From Away » lancinant et obsessionnel incorpore des éléments de jazz et des passages de piano aériens, soutenus par une batterie métronomique, et de multiples percussions plus ou moins exotiques.

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La composition éponyme, ‘La Chamatia’  dénote par une approche puissante et rock. Un très bon morceau d’où émerge un excellent solo de guitare et des rebondissements dynamiques doublés d’une utilisation harmonieuse du saxophone, du piano et des breaks de batterie toujours bien à propos. Le bizarre « Tryptich », s’écoule sur une musique plutôt abstraite, improvisation et partitions écrites se poursuivent, percussions et chœurs légers épicent la mélodie. Le chaman refait son apparition sur « Tamburo sei pazzo », la première partie narrative, un peu longue à mon goût, fait suite aux nombreuses variations des percussions, se déplaçant dynamiquement sur une toile thématique qui souligne l’interdépendance étroite des musiciens.

Le suivant, « Manifesto cannibale » est le parfait exemples de la puissance de feu de Deadburger Factory, une basse ronflante, une double grosse caisse, et des riffs de guitares épais comme le brouillard. Avec un tempo de rhythm’n blues fortement teinté de soul, le titre où la voix puissante de Tilli s’inscrit, cette fois ci, de manière bien plus prévisible incite franchement l’auditeur(trice) à se bouger. Le suave « Blu quasi trasparente » (irrévérencieuse évocation du nouveau lieu de culte : Le centre commercial) enfonce le clou, une source d’énergie bourrée d’adrénaline, hors du temps et des modes, véritable machine de guerre musicale. Les percussions et la superposition des parties vocales des débuts sont toujours là, mais se sont encore développées pour devenir, plus dynamiques et polyvalentes. Un Must !

Ampleur des compositions, mais aussi richesse de l’inspiration qui se renouvelle sans cesse, font de « La Chamatia » un album à part et une incontestable mosaïque des genres. Cet album est le véritable creuset d’un rock vivace et hybride !

Formation du groupe

Alessandro Casini : guitare, vibropicks, graphisme - Vittorio Nistri : électronique, claviers, manipulations sonores - Simone Tilli : voix, trompette - Carlo Sciannameo : basse - Avec les batteurs: • Zeno De Rossi (Guano Padano, Vinicio Capossela, Franco d'Andrea, Wayne Horvitz, Francesco Bearzatti, Zeno de Rossi Trio etc. etc.), • Cristiano Calcagnile (Multikulti, Pléiaades, Stoma, Blastula, Gianluca Petrella, Cristina Donà, Anthony Braxton, Tristan Honsinger, Buch Morris etc.), • Bruno Dorella (OvO, Bachi da Pietra, Ronin, Tiresia, Sigillum S etc.), • Simone Vassallo (Sex Pizzul, Caveiras, King Of The Opera, Clap Clap, lamproie), • Marco Zaninello (Appaloosa, Honko), • et les trois batteurs de la discographie Deadburger: Silvio Brambilla, Lorenzo Moretto, Pino Gulli. Et aussi: • Alfio Antico sur «Tamburo sei pazzo»; • les voix de Lalli ex Franti, Cinzia la Fauci et Davide Riccio; • Enrico Gabrielli et Edoardo Marraffa; • la contrebassiste Silva Bolognesi (Art Ensemble Of Chicago)

🌍 Visiter le site de Deadburger Factory →

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