Counterpoint

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

« Counterpoint » le coup de cœur de ces dernières semaines un album publié par le groupe New Yorkais, Circuline qui propose un cocktail musical immédiatement séduisant, le groupe qui tire ses influences de combos tels que YES, Génésis, Asia y apparaît déjà incroyablement mature et confirme le premier essai « Return » paru en 2015.

Une pléiade de Guest, sept guitaristes pas moins viennent épauler nos musiciens déjà aguerris, Randy McStine (The Fringe, Lo-Fi Resistance); Doug Ott (Enchant); Alek Darson (Fright Pig, Meridian Voice Project); Ryche Chlanda (Fireballet, Renaissance, Flying Dreams); Alan Shikoh (Glass Hammer); Matt Dorsey (Sound of Contact, Dave Kerzner); et Stanley Whitaker (Happy the Man, Oblivion Sun).

Circuline c’est, un couple de compositeurs brillants, Andrew Colyer (claviers) et Darin Brannon (batterie) parfois assisté de Bill Shannon, le tout mis en forme grâce aux textes de Randy McStine, et pour donner le change une chanteuse Nathalie Brown à la voix douce acidulée et un chanteur William ‘Billy’ Spillane au charisme chatoyant appuyé par Beledo de manière impressionnante aux guitares et de Paul Ranieri aux lignes de basse métronomiques plombées.

Et pour démarrer « New Day » composition à la construction complexe ou voix narratives et bruitages s’enchevêtrent pour donner une ambiance irréelle à ce ‘nouveau jour’, suivi du rock puissant et tourmenté « Who I Am«  au travail vocal impressionnant, où les instruments s’aventurent dans la mélodie et virevoltent dans des arrangements d’une grande efficacité et d’une grande finesse,  éblouissant !

« Forbidden Planet » superbe, chimérique, tour à tour planant et violent, avec un développement tout en finesse, une composition d’une apparente facilité qui ne génère pas le moindre instant d’ennui, profitant d’un savant dosage entre surprise et spontanéité, cerise sur le gâteau les superbes vocalises de Natalie.

Le titre le plus long de l’album avec 10,48 minutes « Hollow » riche d’une instrumentation très fournie, une incroyable aisance dans la composition, alternance de majestueuses envolées instrumentales et de passages plus musclés ponctués par des riffs lourds, très typés année 80, un régal de rock progressif !

« Erosion« , un instrumental ténébreux et corrosif fait le lien avec « Nautilus » , pour ce morceau Circuline fait preuve d’audace, d’intelligence et d’imagination et permet d’aborder l’univers de ce groupe atypique, très personnel, même si Circuline se rapproche du groupe Yes, il évite toute démonstration technique stérile et parvient de ce fait à toucher l’auditeur beaucoup plus simplement.

Les rythmes ondoyants de « Stay (Peter Frankenstan) » côtoient les envolées lyriques de la guitare électrique de Stanley Whitaker au sein d’une musique qui séduit de part son inventivité. « S.O.A » court intermède nous emmène vers « Inception » longue mélopée étrangement sobre, une atmosphère teintée de mystères, suivi de « Summit » où tous les éléments sont en place pour ce titre rempli d’audace et bizarrement tout en retenue un titre orignal et débridé.

Vous l’aurez compris j’ai adoré cet album dense et original, une musique qui touche au cœur, cinq étoiles plus que mérité et disque du mois Juillet / Août, « Counterpoint » le disque à savourer pendant les vacances !

Formation du groupe

Andrew Colyer - keyboards, vocals | Billy Spillane - lead vocals, guitars | Darin Brannon - drums, percussion | Natalie Brown - lead vocals | Paul Ranieri - bass, bass pedals

🌍 Visiter le site de Circuline →

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