The Life Of The Honey Bee and Other Moments Of Clarity

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(4.7 sur 5) / Autoproduction
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Néo Progressif Rock Progressif

Bien connu des proggers, Abel Ganz, formé au début des années 80, distille lentement mais sûrement ses albums : 7 en tout, dont 3 seulement depuis 2000. Pas moins de 6 années séparent le précédent album, simplement intitulé « Abel Ganz », de ce « The Life Of The Honey Bee And Other Moments Of Clarity ». Il s’agit d’un album-concept explorant notre relation avec la mémoire et la perte, l’espace liminal entre un ce qui était qui s’estompe et un ce qui est à venir anticipé (sic). Puisqu’on vous dit que c’est un concept !

Six titres en tout (si j’omets le court radio edit final), dont deux particulièrement développés et qui constituent le sommet de l’album. Écrivons-le tout de suite, nous tenons là le meilleur album d’Abel Ganz ! musique toute en finesse et délicatesse, un travail d’orfèvre. Et cela commence dès l’intro du titre éponyme. Vers 1’10, un petit motif de guitare me rappelle un passage de « Ghosts » de Pendragon. Tout est superbe dans cette première plage, son mid-tempo, ses harmonies aériennes et subtiles, son solo d’harmonica, la magnifique voix de Mick Macfarlane et la subtile guitare de David King. Et puis sans crier gare, une accélération de tempo, et le violon lance une sorte de gigue pour le moins entraînante. Retour à un tempo plus calme pour terminer dans des sonorités jazz-rock. Un premier morceau rien moins que parfait !

Dans un style musical plus classique, « One Small Soul » est une superbe ballade écossaise, avec la touche féminine d’Emily Smith. Simple et efficace. « Arran Shores » est un court intermède à la guitare acoustique, avec quelques tournures country – évocation des rivages de l’ile écossaise d’Arran. Moment d’émotion avec le contemplatif « Summerlong » – piano, cordes et voix-, tout en retenue.

Que diriez-vous vous d’un peu de funk pour démarrer l’autre sommet de l’album, « Sepia and White » ? C‘est ce que propose la basse de Stephen Donnelly pour lancer ce morceau puissant avec son lyrisme à la Kansas – les claviers de Jack Webb y sont sûrement pour quelques chose. Un peu après 7 mn surgit un passage au piano avec des accords qui font mouche et des modulations comme je les adore, et qui nous amène sur un chant calme et un peu mélancolique (I remember you sepia and white).

Retour à la nostalgie et à la couleur sépia avec « The Light Shines Out », où on entend cette fois la voix de Denis Smith qui a semble-t-il laissé ses fûts pour une batterie électronique. Un très beau passage au cor d’harmonie (french horn) et alors que la musique s’estompe doucement dans une atmosphère crépusculaire, percussions et guitare rythmique viennent mettre une dernière touche particulièrement réussie.

Je confirme que nous tenons là le chef d’œuvre de nos écossais d’Abel Ganz, et un très grand album toutes catégories musicales confondues. Un must have !

Formation du groupe

Davie Mitchell: Guitares - Jack Webb: Claviers - Mick Macfarlane: Chant, Guitares, Bouzouki - Stephen Donnelly: Basse - Denis Smith: Batterie, Chant (6) David King: Guitares, Claviers (1, 6), Programmation de batterie (6) - Avec : Alan Hearton: Claviers (1, 5, 6), Vibraphone (5) - Fiona Cuthill: Violon (1) - Alex Paclin: Harmonica (1) - Snake Davis: Saxophone (1) - Emily Smith: Chant (2) Frank van Essen: Violon, Alto (4) - Stevie Lawrence: Pipeau (6) - Signy Jakobsdottir: Congas , Percussions (6) - Marc Papaghin: Cor français (6)

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