Hearts out

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(4 sur 5) / Peccata Mundi Records
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Métal Progressif Rock Progressif

Deuxième album pour le groupe toulousain Orphaal. Après ‘Leaving Laniakea’ en 2024 aux ambiances spatiales, voici ‘Hearts out’ qui s’aventure du côté du Rock et du Metal Progressif. Orphaal est en fait un “one man band” fruit du travail de Lundi Galilao qui réalise absolument tout, des instruments aux voix, en passant par la production. 8 titres et 47 minutes sont au menu de ce nouveau disque qui cherche par son écriture accrocheuse à exploiter une veine Rock quasi Pop, tout en faisant la part belle aux instrumentations Metal sans pour autant verser dans le Djent ou la complexité outrancière.

C’est parti avec “Disaster Zone”, entrée en matière directe sans introduction, puisque le chant démarre au temps 1 de la mesure 1. Titre au léger parfum New Wave ou Post Punk, l’aspect mélodique est bien présent et l’équilibre instrumental parfaitement géré, les guitares et basse tranchantes proposent un pont Metal qui fait irrémédiablement hocher la tête. Un des meilleurs morceaux du disque. Plus rentre-dedans, “The Fowl and the Snake” penche un peu vers le Punk Rock ainsi qu’un léger côté The Police (via les accords aigus à la Andy Summers) tout en proposant des rythmiques non conventionnelles. On délaisse les guitares saturées pour un son clair en arpèges sur “Easier said than done” qui recherche l’émotion avec une certaine réussite. Par contre, l’accent British ce n’est pas trop ça, ce qui représente tout de même un obstacle à la carrière internationale de cet album.

La pause fût brève puisqu’on retourne vers le Rock entraînant et les duels de guitares complémentaires sur “Where I’m hiding”. On y trouve également un très réussi pont à la guitare acoustique ainsi qu’un excellent travail d’harmonisation sur le passage instrumental qui suit. Instrument peu utilisé jusqu’ici, on découvre un piano en ouverture de “Star-crossed” qui affiche à nouveau un petit côté New Wave à la The Cure. “When the devil rides” est sans doute le titre le plus Prog Metal du disque avec ses renforts de claviers et son refrain asséné. Un clavier légèrement désaccordé mélancolique ouvre “Hearts out” à l’émotion contenue qui se développe de manière Progressive avec l’ajout de nombreux instruments pour une autre belle réussite du disque. Titre de clôture, “A Sea to spill them out” fait la part belle aux riffs de guitares en 7/8 dignes d’un classique du Rock.

Saluons l’impressionnant travail de Lundi Galilao, seul au manette sur ce projet, qui parvient à nous embarquer pour un voyage sur ses terres musicales à l’ambiance mélancolique Rétro Post Punk.

Formation du groupe

Lundi Galilao : Instruments et Voix

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