The Soundtrack To An Ordinary Day

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(3 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Pod Pearson et Rich Memmott sont deux multi-instrumentistes basés à Sheffield, avec un amour du rock, de la pop classique, du progressif, du rock symphonique et bon, même un peu de jazz. Ils ont finalement enregistré leur musique d’abord sur l’EP « Extended Play » sorti en 2016 et nous présentent aujourd’hui « The Soundtrack To An Ordinary Day ».

Avec une ample palette d’influences The Pearson Memmott Conspiracy trace un chemin tortueux où il est difficile de se repérer. « Chasing Down The Demons » ouvre l’album d’une manière parfaite sur un synthé enjôleur dans une veine typiquement prog rock léger, style Alan Parson, mais avec un je ne sais quoi de groove qui vient pimenter la composition. Le deuxième titre « Halo » présente un versant jazzy rempli de rythmes chaloupés, mélangeant guitares, percussions et claviers pour aboutir à un résultat qui prend une physionomie plus enlevée dans le final où l’orgue domine.

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Éclectisme, vous avez dit éclectisme, « The Soundtrack To An Ordinary Day » n’en manque pas, il nous entraîne dans un maelstrom de titres multi-genres. Piochés de-ci de-là dans la suite de l’opus : La ballade « Now That You’re Gone », style Eagles, c’est soft mais pas trop sirupeux, dans le genre il y a mieux, mais ne boudons pas notre plaisir. Une belle entrée en matière prog pour le titre éponyme « The Soundtrack To An Ordinary Day » le solo de guitare est top, mais il y a un je ne sais quoi dans le chant qui ne va pas. La colonne vertébrale de l’opus, le long titre « Welcome To One-Six-Oh » (8 :07 minutes), assemble passages prog, jazzy et riffs puissants. Il enchaîne des thèmes aux mélodies lumineuses et déroule un solo de synthé de toute beauté. Pour finir « Rain On The Park », un rock plutôt classique, très accrocheur, notamment grâce à la guitare qui prend une place plus importante que sur les autres titres.

Bon, le bilan, un « The Soundtrack To An Ordinary Day » qui fait le yo-yo entre le très bon, le bon et le moins bon. Trop de variété dans les genres nuit à l’homogénéité de l’album, l’auditeur n’a pas le temps de s’ancrer dans les atmosphères développées qu’il faut passer à autre chose. C’est d’autant plus dommageable que certains titres valent vraiment le détour, un peu plus de cohésion aurait été salvateur !

Formation du groupe

Todd Pearson: Guitares, basse, chant, claviers - Prichard Memmott III: basse, guitares, chant, claviers, banjo , Mandoline - Dean Cousins: Batterie

🌍 Visiter le site de The Pearson Memmott Conspiracy →

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