Boy On A Bike

Par

(4.2 sur 5) / Autoproduction
Categories
Rock Progressif

« Boy On A Bike » qui clôt une trilogie (initiée en 1983, n’est évidemment pas l’album d’un groupe de débutants. The Gardening Club est avant tout l’affaire de Martin Springett, un musicien anglais, également connu pour ses talents de dessinateur / illustrateur (il continue d’ailleurs à brillamment illustrer les pochettes de ses albums), se lance alors dans l’aventure du progressif. Ce premier album éponyme aurait pu être un one-shot, mais après une réédition en 2017, « The Riddle » vient compléter la discographie en 2018. Depuis les choses semblent s’accélérer puisque nous voici à la mi-2020 avec « Boy On A Bike », porté par le duo Martin Springett / Norm MacPherson, assistés de nombreux musiciens maniant fretless bass, sax, violon et autres mandolines. Bref tout ce qui convient à notre art favori et même un peu plus !

Sur ce grand écart de plus de 35 ans, une constante : des chansons au format court (une bonne quinzaine par album !), des idées musicales concises sur lesquelles on ne s’éternise pas, un art consommé de la tournure mélodique qui fait mouche. Bref, ne cherchez point les grands développements symphoniques qui s’éternisent, mais si vous aimez le style Canterbury dans ce qu’il a de plus direct et lumineux, c’est ici que ça se passe !

image

Nous voilà donc partis pour 15 titres dont la durée oscille entre la minute et demie et 4 à 6 minutes, les plus courts étant des interludes instrumentaux (7 sur les 15 pistes). Sans passer en revue l’ensemble des morceaux, attardons nous sur quelques moments. L’intro, « Riding The Thermal » donne une bonne idée du style musical de l’ensemble de l’album. Superbe montée chromatique à 1’19 ! Voilà le ton est donné. Petit moment plutôt jouissif avec l’excellent « Circling », sa base funky et ses paroles amusantes.

« Boy On A Bike », le plus développé des 15, est sans aucun doute le joyaux de l’album. Ici le style aérien et la délicatesse instrumentale culminent autour d’un refrain particulièrement entraînant, de subtiles harmonies jazzy et un chant à la Paul McCartney. « For A Moment » déroule son discours mélodique sur fond de guitare acoustique, de volutes de saxophone et d’une belle ligne de basse, rythmée à souhait.

« Cycling Tour » et « Stiching » sont des morceaux chantés, mais sur un ton un rien moins enthousiaste que les précédents. Cela nous amène à la dernière piste : un court instrumental, « Gardengate », plus mélancolique que triste.

Voici donc une excellente ballade musicale (à vélo) : instrumentation fouillée mais bien équilibrée au service d’une musique directement accessible, une sorte de light jazz à la Caravan, avec des mélodies à la Beatles ou McCartney, une excellente production, sans oublier un livret accompagnant la musique au graphisme particulièrement imaginatif … que demander de plus ?

Formation du groupe

Sean Drabitt - basse - Wayne Kozak - saxophone - James MacPherson - batterie, claviers - Norm MacPherson - guitares, claviers, basson - Martin Springett - chant, guitares - Invités spéciaux : Sari Alesh - violon - Peter Dowse - basse - Morry Stearns - piano - Leon Torres - percussions - Dave Wilkie - mandoline - Denise Withnell - chant

🌍 Visiter le site de The Gardening Club →

Partager cette critique

👇 Recommandé pour vous

Valor

Par The Opium Cartel

4 sur 5

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *