Islands

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(4.5 sur 5) / InsideOut Music
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Rock Progressif

A peine un an après la sortie de « Waiting For Miracles », les maîtres du prog moderne lancent leur 14eme album studio, « Islands ». En effet, en cette période trouble où les concerts ne sont plus de mise, le studio et la dématérialisation s’imposent à de nombreux musiciens et groupes, et comme le dit Roine Stolt : ne pas avoir d’activités pendant cette crise n’est pas une option et avec des musiciens présents dans de nombreux pays différents (USA, Italie, Autriche et Suède), la magie du Net a permis la réalisation d’un double album de 21 pistes !

Un petit coup d’œil sur la superbe pochette réalisée par l’indétrônable Roger Dean, dont le nom et les graphismes sont depuis des décennies le visage même de la musique prog. Qui n’a pas laissé vagabonder son imagination devant les pochettes de YES, plus tard d’Asia, sans omettre Uriah Heep ou Gentle Giant et pas mal d’autres ? Pas de doute par ce choix le groupe réaffirme son style musical.

Si les doubles albums ne pas rares chez les Flower Kings, que faut-il penser d’une impressionnante liste de 21 pistes dont la moyenne tourne autour des 5 minutes ? Voilà qui est plutôt inhabituel … Faut-il s’en inquiéter ? Dès la première piste « Racing With Blinders On » nous voilà rassurés, le son Flower Kings est bien là, symphonique et lyrique à souhait ! De lyrisme « Black Swan » et « Broken » n’en manquent pas, tandis que « Tangerine » nous sort un petit côté jazz-rock plus que réjouissant. « Solaris » avec ses 9’30 est l’exception pour un morceau plutôt sombre avec son intro orchestrale. Le premier CD se clôt sur un « Man In Two Peace Suit » en forme de ballade lente et purement instrumentale.

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Le deuxième CD démarre sur l’entrainant « All I Need Is Love » et puis vient l’instrumental et psychédélique « A New Species » et son passage d’orgue à la U.K. Ecoutez plutôt les délicates harmonies de « Northern Lights », et le côté latin de « Serpentine » avec son entrainant refrain et une belle partie de sax. La mosaïque musicale se poursuit jusqu’au titre éponyme et final, pour une paisible conclusion instrumentale. Pas de grands morceaux épiques ou d’épopées grandioses, mais une longue suite musicale à écouter dans sa continuité un peu à la façon de « The Lamb Lies Down », dixit Roine Stolt, et on peut qu’être d’accord avec lui.

A bien des égards « Islands » n’est pas un album-type des Flower Kings, mais la qualité musicale et l’inspiration sont toujours bien présentes. Roine Stolt et ses comparses de long terme que sont Jonas Reingold and Hasse Fröberg donnent toujours à la musique ce son et ce style parfaitement identifiables et de haute volée. Zach Kamins aux claviers et Mirko DeMaio, déjà présents sur l’album précédent, se fondent parfaitement dans le moule. Un très bon point pour les nombreuses influences jazz et le sax de Rob Townsend, trop peu utilisé mon goût.

Et voilà, un superbe album un rien atypique, mais décidemment 2020 ne sera pas une année comme les autres !

Formation du groupe

Roine Stolt / chant, ukulélé, guitares, claviers supplémentaires - - Hasse Fröberg / chant, guitare acoustique - Zach Kamins / pianos, orgue, synthétiseurs, Mellotron, orchestrations - Jonas Reingold / basse, guitare acoustique - Mirko DeMaio / batterie, percussions Avec: - Rob Townsend / saxophone soprano

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