The Songs & Tales of Airoea – Book 1

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(4.5 sur 5) / Karisma Records
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Rock Progressif

Un projet ambitieux, élaboré par le groupe The Chronicles of Father Robin, nous plonge dans un voyage épique à travers le monde archaïque ‘des Chants et Contes d’Airoea’. Trois albums sont au programme : « Book I », « Book II » et « Book III », regroupant 18 compositions se déroulant dans un environnement alternatif sur une période de trois décennies. The Chronicles of Father Robin (TCOFR) a émergé des restes du groupe Fangorn (1993-94), le combo a trouvé son inspiration principale au travers de formations et d’albums classiques de la scène musicale progressive du début des années 70, mais aussi de ses contemporains comme Änglagård, Anekdoten, White Willow et Landberk. « Book I » bénéficie de la participation de musiciens membres des groupes Wobbler, Tusmørke et Jordsjø .

Le premier album, « Book I » est sorti le 15 septembre, le « Book II » sera quant à lui disponible le 8 décembre 2023, à ce jour, je n’ai pas la date de parution du « Book III ».

Alors ? À quoi ressemble la musique du premier album, « Book I » ?

Il est évident, et ce, dès la première écoute, qu’avec The Chronicles of Father Robin nous avons là un représentant du rock progressif/rétro. Toutes les compositions mettent fortement l’accent sur les mélodies, elles sont variées sans être trop complexes, accessibles et émotionnelles. Une musique aux fréquents rebondissements, incorporant de beaux solos intensifs et une virtuosité instrumentale de première classe. 

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On démarre avec « Prologue », du vent, des pas, une porte, et derrière celle-ci arrive le personnage, le Prince du Jour et de la Lumière, que présente « The Tale for Father Robin » sur une mélodie, aux accents médiévaux, particulièrement évidente, chantée, courte, mais inspirée.

« Eleision Forest » commence avec une intro qui réunit à elle seule tous les ingrédients prog, mix habile entre ELP et Jethro Tull, avant de se développer en une mélodie pleine de changements de rythme, de magnifiques solos de guitare, de lignes de claviers vintage et une voix ensorceleuse, celle du leader de Wobbler, Andreas Wettergreen Stromman Prestmo. Clairement mon titre préféré !

« Death of the Fair Maiden » est beaucoup moins percutant, plus anecdotique, avec une mélodie qui, tout de même, s’accélère après un début contemplatif qui fait pencher l’ambiance dans un univers sombre. A part son final fortement débridé, la composition comporte une poignée de changements de tempo, mais pas de véritables moments forts. Le titre le plus long de l’opus « Twilight Fields » (15’24’’), nous précipite dans des thèmes se succédant en rafales et des arrangements complexes, la pièce avance progressivement avec la menace constante d’éclater dans la fureur, suspense entretenu par les changements de rythme astucieux combinés dans une série de motifs remplis de paysages sonores inventifs. Un titre qui réussit avec brio à nous replonger dans les années fastes du rock progressif.

La dernière piste « Unicorn » est plus sobre, rêveuse, remplie de climats sonores atmosphériques avec un jeu de guitare limpide, une flûte bucolique, des perçussions feutrées, une basse discrète, et une mélodie rappelant le folk/prog de Jethro Tull, le tout agrémenté d’un chant émotionnel et mélancolique.

Cet album enchantera les fans d’un prog vintage, il faut un peu de patience, et plusieurs écoutes, pour apprécier à sa juste valeur l’excellente musicalité de l’ensemble. Par la facilité avec laquelle il emprunte aux différentes époques du prog pour se créer son propre univers, The Chronicles of Father Robin, séduit. De surcroît, l’utilisation abondante d’instruments variés tels que la flûte, le mellotron et le glockenspiel, en plus des instruments de rock traditionnels, font de ce « Book I » un album qui capte à merveille l’atmosphère fantasmagorique du monde d’Airoea.

Formation du groupe

Andreas Wettergreen Stromman Prestmo (Wobbler, Tusmorke) : chant, guitares, basse, synthé, orgue, glockenspiel, percussions - Aleksandra Morozova : chant - Thomas Hagen Kaldhol (The Samuel Jackson Five) : guitares, mandoline, électronique & effets sonores, choeurs - Regin Meyer : flûte, orgue, piano, chœurs - Jon Andre Nilsen (Fangorn) : basse, chœurs - Henrik Harmer : batterie & percussions, synthé, chœurs Avec: - Lars Fredrik Froislie (Wobbler, Tusmorke, In Lingua Mortua, White Willow) : claviers, orgue, Mellotron, piano, synthé - Kristoffer Momrak : synthé - Hakon Oftung : orgue, clavinet, Mellotron, cordes, piano électrique, synthé - Ingjerd Moi : chœurs (4)

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