To The Bone

Par

(5 sur 5) / Kscope
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Rock Progressif

Steven Wilson est connu pour avoir fait les beaux jours de Porcupine Tree, Blackfield (avec Aviv Geffen https://progcritique.com/2017/05/blackfield-blackfield-v/), No-Man (avec Tim Bowness), Storm Corrosion (avec Mikael Akerfeldt) mais aussi des projets solos sous les noms de Bass Communion et d’Incredible Expanding Mindfuck (I.E.M.). Il est aussi à l’origine des remastérisations d’albums de groupes progressif célèbres comme : King Crimson, Jethro Tull, Yes, Gentle Giant, Emerson, Lake and Palmer etc……… !
Il produit en ce mois d’août « To The Bone » , sous son propre nom, son cinquième opus, qui fait suite à l’excellent « Hand Cannot Erase » . Ce nouvel album privilégie le côté pop mélodique que Steven avait abordé dans Blackfield, délaissant un temps soi peu l’aspect progressif de ses compositions. Aujourd’hui libéré du contexte « groupe » et de l‘étiquette « prog », le musicien se livre de façon plus personnelle et plus large vers une accessibilité accrue de ses compositions. Il ouvre ainsi une grande fenêtre sur une musique hyper léchée et mélodique, mais qui fait toujours appel aux racines du rock progressif et conserve indéniablement la patte du Monsieur.
Les onze titres présent sur « To The Bone » réussissent le pari de la diversification, abordant des mélodies inspirées, comme le dit lui-même Steven, par les albums de « pop progressif hyper ambitieux qu’il a adoré durant sa jeunesse, So de Peter Gabriel, Hounds Of Love de Kate bush, Colour Of Spring de Talk Talk et Seeds Of Love de Tears For Fears ».

L’album est riche de climats et de rythmes variés et ce qui découle de cet amalgame musical est magnifiquement réussi. Steven chante avec une voix qui semble couler de source, limpide et ne forçant jamais, il a fait appel à l’apport précieux des voix de Ninet Tayeb sur les titres « Pariah » et « Blank Tapes » et Sophie Hunger sur « Song of I » afin de les transcender.
La majorité des morceaux s’imposent en prise directe avec le palpitant de l’auditeur, Steven à su trouver l’équilibre parfait entre les compositions pop sucrées comme « Nowhere Now » , « Pariah » et celles plus surprenantes à l’image de « ToThe Bone » , « People Who Eat Darkness » auréolées d’une touche progressive. Un seul bémol le déconcertant « Permanating » , un essai qui se veut au goût du jour mais qui pour moi a du mal à trouver sa place au sein des autres titres et rompt l’harmonie de l’ensemble.
Pour terminer l’on retrouve une production complètement aboutie et aérée, qui confère à l’opus un bel équilibre entre des ambiances aussi variées que techniques. Au final « To The Bone » impose son univers délicat, rempli d’atmosphères sereines et envoûtantes !

Formation du groupe

Adam Holzman (Claviers), Craig Blundell (Batterie), Steven Wilson (Chant / Guitares / Claviers), David Kollar (Guitares / Invité), Jeremy Stacey (Batterie / Invité), Mark Feltham (Invité / Harmonica), Ninet Tayeb (Chant / Invité), Pete Eckford (Invité / Percussion), Sophie Hunger (Chant / Invité)

🌍 Visiter le site de Steven Wilson →

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Commentaires

  1. encore une belle découverte gràce a progcritique qui rejoint ma bibliotheque musicale après ayreon, aisles project, F2G, barock project
    des critiques toujours justes et inspirées
    merci 😉

  2. après 3 jours d’écoute c’est plus qu’une découverte mais un coup de coeur, surtout pour pariah qui me tourne dans la tète et me pousse à découvrir ninet tayeb, et du coup un deuxième coup de coeur pour cette artiste 😉

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