Beyond the Illusion

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(4 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Un musicien italien qui a développé une carrière passionnante au cours des deux dernières décennies, c’est le claviériste Stefano Panunzi. Il a publié en mars « Beyond the Illusion », un album ancré dans des genres multiples : Atmosphérique, art rock, progressif, jazz, qui font écho aux musiques de Barbieri & Karn, Porcupine Tree, No-Man et King Crimson. Panunzi pour cet opus fait équipe avec des artistes de renommée internationale, je vous invite à les découvrir en fin de chronique.

L’instrumental « When Even Love Cannot » nous permet de mettre un pied dans l’univers musical de Stefano Panunzi. Les percussions et les claviers atmosphériques, aux notes sombres, créent un arrière-plan mystique pour quelques balbutiements intermittents de voix synthétiques, créant ainsi un climat des plus angoissants. L’ambiance diffère légèrement pour « The Awakening » qui, dans une mouvance proche de No Man, aborde la ballade romantique dominée par le chant feutré de GRICE. L’intermède assez court, « The Bitter Taste of Your Smile », et son côté jazzy, sera l’occasion de nous délecter du jeu de Lorenzo Feliciati à la basse.

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« Acid Love » prend des tournures électro/industriel et cinématique, le violon de Monica Canfora donne à cette pièce une couleur dramatique, s’accaparant inlassablement du thème lancinant, tel un leitmotiv. Une composition hypnotique ! Le chant sensible et émotionnel de Tim Bowness porte à bout de bras « I Go Deeper » un titre léger et vaporeux.

« Mystical Tree » et « The Bench » (dédié au regretté bassiste, Mick Karn) évoluent dans des thèmes plus obscurs, orientés jazz, avec un rythme lourd et des trompettes. Celles de Luca Calabrese et Mike Applebaum, toutes deux d’une superbe musicalité, elles s’incrustent dans le paysage sans perdre de vue la structure de la musique. « Her » offre un équilibre fascinant entre la mélodie ambiante et le contenu lyrique. Il y a aussi un flux langoureux défini par le timbre de la voix de GRICE, donnant à la pièce une saveur particulière. La nature cinématique de « We Are Not Just What We Are » crée une focalisation sur les savoureuses interventions de Fabio Fraschini à la basse, qui plane et vole tout au long du morceau.

Troisième titre interprété par GRICE, « The Portrait » conduit une nouvelle fois à un climat tendre et serein, qui me rappelle à certains moments celui développé, en son temps, par TRAFFIC. Tandis que « The Doubt » crée des murs sonores et qu’« I Am! » démontre une nouvelle fois le travail fantastique de Stefano, aux claviers, qui construit à nouveau des sons merveilleusement prog.

Malgré la diversité des douze titres l’album conserve un délicat équilibre, Stefano Panunzi nous livre avec « Beyond the Illusion » un bel effort avec des compositions bien écrites et de belles performances musicales addictives !

Formation du groupe

Stefano Panunzi: claviers, programmation - Avec: Monica Canfora: violon (1,4,5) - Grice: chant (2,8,10) - Nicola Lori: basse (2,7,8,10,11), guitare (2,11) - Tim Bowness (No-Man): chœurs (2), chant (5) - Cristiano Capobianco: batterie (3,5) - Lorenzo Feliciati: basse (3) - Fabio Fraschini: basse (5,6,9,12) - Ivan Ricchiuto: guitare (5) - Luca Calabrese: trompette (6,12) - Mike Applebaum: trompette (7,9) - Mike Bearpark: guitares (7) - Yuri Crescenko: batterie (7,11) - Davide Alivernini: saxophone (8) - Gavin Harrison (Porcupine Tree, King Crimson, The Pineapple Thief): batterie (9) - Dario Vero: guitare (9)

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