Is this the life we really want

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(5 sur 5) / Columbia
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Rock Rock Progressif

Le dernier album de Roger Waters remonte à 1992, 25 ans plus tard après la sortie de « Amused To Death » l’auteur-compositeur-interprète publie « Is this the life we really want ». Que faut il attendre d’un album tant désiré par tous les fans de Roger ainsi que de ceux du Pink-floyd, en mal depuis toutes ces années à se délecter d’une œuvre aussi puissante que « The Wall » ou « Wish You Where Here ».

Je tiens tout de suite à rassurer les aficionados du Monsieur, la patte musicale si reconnaissable du musicien créateur est toujours bien présente, et l’on retrouve les gimmicks sonores en tous genres  (verres cassés, mouettes, bruitages radio, tic-tac d’horloge, téléphone, perceuse électrique ect…) cher au compositeur, mais aussi les envolées instrumentales et symphoniques. De plus « Is this the life we really want » bénéficie de la production de Nigel Godrich, producteur des albums de Radiohead et franchement cela s’entend.

Ce nouvel album navigue entre nostalgie et actualité, la plupart des titres sont composés d’un savant mélange, Roger Waters choisit de procéder par stigmate. On retrouve effectivement des réminiscences du Floyd et bien entendu de sa production personnelle, mais pas seulement, notamment au niveau des claviers où une certaine simplicité, à la radar brothers vient s’insinuer au fil des morceaux et apporte une touche moderne et contemporaine à l’album. Grâce à cela l’opus, qui aurait pu s’engluer dans une redite facile, arrive à se démarquer, car aucun de ses titres, aucun de ses refrains ou lignes musicales ne peut être vraiment catalogué. Bien sur, c’est du Roger Waters, on ne se refait pas, sa musique reste reconnaissable entre mille, mais c’est bien ce que l’on demande au monsieur et une trop grande rupture avec ses anciennes productions nous aurait déboussolé. En ce qui concerne les textes des compositions, elles sont comme à l’habitude impliquées politiquement, l’homme est toujours en colère est sa détermination pugnace, il dit de son engagement qu’il est fait « de résistance, pas seulement à Trump, mais à tous les despotes, les dictateurs, les voleurs et à tous les incapables de faire le bien sur la planète ».

Malgré l’homogénéité des compositions certaines se démarquent sensiblement de l’ensemble, on peut relever le titre à mon sens le plus Floydien « Déjà Vu » , très efficace, qui aurait pu trouver sa place sur The Wall sans aucun problème. « Smell The Roses » où l’on peut entendre la guitare incisive et lumineuse de Jonathan Wilson, comme  à  la  grande  époque de David Gilmour, et le lancinant « The Most Beautiful Girl » où la voix profonde et grave de Roger fait des merveilles.

En bref, un bien bel album, qui fait des douze titres de « Is this the life we really want » une suite parfaite à la carrière de Roger !

Formation du groupe

Roger Waters : chant, guitare acoustique, basse --- Nigel Godrich : claviers, guitare, collages sonores, arrangements --- Gus Seyffert : guitare, claviers, basse --- Jonathon Wilson : guitare, claviers --- Roger Manning : claviers --- Lee Pardini : claviers --- Joey Waronker : batterie --- Jessica Wolfe : chœurs --- Holly Laessig : chœurs ---

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