Titres
- Don’t Look Up 04:29
- Oslo Syndrome 03:21
- Utopia 03:53
- Fireflies 06:06
- Presence 04:40
- Wildflower 03:59
- The Tormented 04:48
- Still Water 06:25
Troisième album pour le combo Norvégien Rendezvous Point. On retrouve un nom connu parmi les cinq membres du groupe, celui de Baard Kolstad à la batterie, qui officie également chez Leprous. Sur ‘Dream Chaser’, le style musical est certes ancré dans le métal progressif, mais dans son côté le plus accessible, un peu métal mélodique, voire power pop. Les titres sont de formats relativement courts, pour une durée totale de 38 minutes, assurant une écoute aisée et plutôt agréable.
C’est parti avec “Don’t Look Up” au groove bien solide, aux sonorités de claviers à tendance électro, et au chant efficace, en particulier sur les refrains qui font vraiment songer à Muse. Cette similarité reviendra à plusieurs reprises tout au long de l’album, du fait d’une certaine ressemblance au niveau de la voix et de la façon de chanter de Geirmund Hansen.
Je connaissais le syndrome de Stockholm, pas celui d’Oslo…il faudra que je me renseigne. En tout cas sur “Oslo Syndrome”, on reste musicalement sur une redoutable efficacité, avec à nouveau un refrain prêt à chanter, et un puissant groove de batterie.
Le temps file vite, et c’est déjà le troisième morceau “Utopia”, faisant justement songer à Leprous avec une approche musicale un peu plus complexe que sur les titres précédents. On y trouve également plus d’espace permettant d’apprécier, entre autres, la mise en place de la basse de Gunn-Hilde Erstad Haugen.
Léger changement d’ambiance avec “Fireflies”, qui développe sur une rythmique de batterie saisissante, un chant un peu plus en retenue, jusqu’au refrain, constituant encore un modèle du genre alliant complexité rythmique et mélodie chantée accrocheuse.
“Presence” retourne dans le métal progressif dit “traditionnel” avec ruptures suivies d’explosions sonores, ambiances variées et riffs de guitare complexes. On notera également le solo de guitare qui apporte une légère touche de folie.
Les claviers prennent le devant de la scène sur “Wildflower” pour une approche métal-électro-synth pop qui fonctionne bien. On pense par moments au groupe australien Voyager.
“The Tormented” porte bien son nom. C’est la partie “prise de risque” du disque. Dans une ambiance inquiétante, le groupe à la mise en place hyper précise accompagne un chant habité penchant vers la démence. Sur la fin, on voit même apparaître quelques harmonies vocales inattendues. Tout ceci en fait, à mon goût, un des morceaux les plus intéressants de l’album.
Quoi de mieux pour refermer un disque qu’un moment piano-voix intimiste particulièrement bien écrit ? C’est ainsi que débute “Still Water”. La voix de Geirmund Hansen fait à nouveau des merveilles. Le titre se développe de manière de plus en plus épique pour une montée en puissance parfaitement maîtrisée avec appui de cordes, sans jamais laisser les aspects mélodiques de côté.
Pour qui souhaiterait découvrir l’univers du Métal Progressif, ‘Dream Chaser’ pourrait constituer une parfaite porte d’entrée. L’album est maîtrisé de bout en bout, proposant des mélodies accrocheuses et juste ce qu’il faut de technique instrumentale. Cette quasi-perfection peut aussi être vue comme un léger défaut, et j’aurais apprécié un peu plus de sorties de routes à la manière du titre “The Tormented”. Quoiqu’il en soit, le disque présente de très nombreux moments forts et reste un régal de production et d’interprétation pour nos oreilles.
Formation du groupe
Petter Walter Hallaråker : Guitare - Nicolay Tangen Svennæs : Claviers - Gunn-Hilde Erstad Haugen : Basse - Baard Hvesser Kolstad : Batterie - Geirmund Hansen : Voix
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Très bonne critique dans laquelle je me suis parfaitement retrouvé en l’écoutant !
Merci FHug !