The Sound of the Seventh Bell

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(4 sur 5) / UnicornDigital
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Rock Progressif

Si vous êtes, comme moi, amateur de belles mélodies de rock progressif pas trop tarabiscotées type Camel et consorts, je crois bien que j’ai un album qui pourrait vous convenir. RED SAND, le groupe québécois, vient de sortir son nouvel opus « The Sound of the Seventh Bell », un concept album basé sur les sept péchés capitaux, et à mon avis vous n’êtes pas prêt d’enlever celui-ci de votre platine.

Le trio, Simon Caron aux guitares électriques, acoustiques, claviers, Steff aux chant, chœurs et Perry Angelillo à la batterie nous ont concocté sept titres que l’on pourrait faire entrer, sans véritablement se tromper, au panthéon des mélodies les plus inspirées dans le style.

Cela va de la ballade bucolique « Breathing » où Steff nous enveloppe de son chant feutré, aux morceaux éthérés typés Floyd, comme en ouverture le déchirant « The sound of the seventh bell Part 1 » dans la lignée directe de ‘High Hopes [The Division Bell]’.

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Mais, ne se cantonnant pas dans une ligne musicale qui pourrait paraitre figée, RED SAND, pour diversifier son propos, y apporte, çà et là, au gré des compositions une touche de musique classique et de prog/vintage avec des titres comme les instrumentaux, « Reichenbach » et « The sound of the seventh bell Part 2 & Part 3 » où se côtoient guitare acoustique et guitare électrique planante avec une influence très appuyée vers Camel. Dans cette même ouverture d’esprit le groupe pose une touche plus électro/synthétique qui inonde « Insatiable », un long rock incisif présentant de multiples breaks et un refrain entêtant. Il y a aussi, comme il se doit, une pièce ambitieuse à tiroirs, « Cracked road » de plus de 21 minutes, elle est le parfait exemple de la façon dont RED SAND s’approprie les meilleurs éléments de pop, rock et prog, pour présenter un mixage élégant de tous ces ingrédients et construire une mélodie captivante aux maints changements de tempo et de rythme.

Qui aime bien châtie bien, celui qui m’a le moins séduit et qui clôt l’opus, le titre bonus « I can feel it » déverse un flot mélodique à mon sens un peu trop convenu, un slow sirupeux digne d’une fin de bal de campagne, un sous mélange du ‘A whiter shade of pale’ de Procol harum et de Richard Sanderson avec ‘Reality’ (La boum).

Cependant, en faisant abstraction de la dernière piste, il faut reconnaitre le haut niveau des compositions de « The Sound of the Seventh Bell ». Cet album a tout, des moments intimes, des moments majestueux, varié et imaginatif il sublime un rock progressif que j’aimerais entendre plus souvent.

Formation du groupe

Simon Caron aux guitares électriques, acoustiques, claviers - Steff aux chant, chœurs - Perry Angelillo à la batterie

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