Colours Out Of Space

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(3.6 sur 5) / ROTH HANDLE STUDIOS
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Rock Industriel Rock Progressif Rock Psychédélique

La Scandinavie à l’honneur avec Pixie Ninja. Marius Leiränes et Jostein Haugen ont souvent travaillé ensemble, depuis 2007, sur divers projets tous aussi conséquents que variés. Ils ont permis au binôme de parfaire leurs styles et de partager ensemble leurs sensibilités musicales naissantes. C’est donc naturellement, que la formation est déclarée en 2015.

Après un « Ultrasound », sortie en 2017, assez bluffant, les voilà qu’ils nous jettent aux oreilles, autant avides qu’averties de « ProgCritique » leur deuxième album « Colours Out Of Space ». On plonge dans leur œuvre en démarrant avec le titre éponyme « Coulours out of space » une composition d’une bonne dizaine de minutes qui se découpe en plusieurs chapitres. Une introduction où se mélange diverses époques de synthés, puis nous passons sur une trame flirtant vers un genre post industriel. Le thème suivant se montre plus reposant et vaporeux avec une guitare relaxante, puis nous replongeons dans l’univers industriel plus dissonant cette fois et finissons sur un long galop rythmique saupoudré de chœurs me rappelant l’univers musical de Mike Oldfield.

« Leng Plateau » démarre au quart de tour dans un tempo assez tendu et fouinant vers du jazz fusion. Là aussi un titre d’une fort belle longueur découpé par tranches dévoilant la profondeur créative du groupe. La deuxième partie sur les 4 qui habille ce titre offre un moment tribal assez délicieux et entraînant.

Glissons nous ensuite sur  « Cosmik » qui avance à pas de velours, puis nous passons sur une guitare jouant un son gras, trituré à souhait et apportant une profondeur rythmique agrémentée de petits effets cristallins. D’autres bruitages rehaussent la jolie couleur psychédélique qui se dévoile au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la composition. « Hutchison Cipher » nous ressert une grosse tranche fouillée et complexe d’un space psycho industriel, avec cette fois une basse beaucoup plus en avant dans ce delirio-meningé. Assurément très avant-gardiste et, sincèrement, un peu trop pour moi.

Finissons notre petit tour d’horizon sur « Strange Day » un piano qui rentre petit à petit dans un style mélancolique et dépouillé. Le petit truc qui tue c’est cette impression d’avoir le piano au fond de la pièce presque mal accordé. Le reste de l’instrumentation se greffe au fur et à mesure que l’on avance dans le titre. Le deuxième sous thème se pare d’une robe volontairement dissonante pour trancher radicalement

Pixie Ninja est toujours dans la même veine d’un instrumental travaillé à l’extrême où la symbiose entre instruments et électronique font merveilles. Les compositions sont fouillées et assez complexes avec une inventivité poussée, qui nous plonge autant dans le vieux son Prog, que dans des sons plus modernes. Même s’il y a des passages avant-gardistes qui peuvent surprendre par moment. Nous retrouvons aussi de l’Electro, voir un poil de Techno, et une bonne dose de tribal le tout baignant dans une sauce progressive pour faire mitonner tout ça à feux doux..

Un groupe qui se positionne dans un « Krautrock » très créatif digne des grands maîtres en la matière tels que, Klaus Shulze, Kraftwerk, Tangerine dream, etc…Il vous faudra passez le cap de la première écoute. Une fois cette barrière franchie, vous trouverez votre bonheur dans cet album inventif et créatif.

Formation du groupe

Marius Leiränes : guitare, basse, claviers - JosteinHaugen : guitare, basse, claviers - Mattias Olsson: mellotron, batterie - Fredrik Klingwall: claviers

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