No Air

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(4.5 sur 5) / Glassville Records
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Rock Progressif

Perfect Storm se décrit lui-même comme une nouveau groupe extrêmement dynamique et aventureux de la scène rock hollandaise, originaire de Groningen (ou Groningue comme on dit chez nous). Très jolie ville du nord des Pays-Bas, elle se situe également à quelques 3000 m au-dessus du plus grand gisement de gaz naturel de l’Europe occidentale. ProgCritique n’étant pas un site dédié à la géopolitique de l’énergie, je reviens rapidement en territoire musical pour dire la forte impression ressentie à l’écoute de ce premier album, « No Air » Le combo batave propose une musique progressive riche en contrastes et univers musicaux qui font mouche. Voyons ça de plus près.

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Le groupe se compose de Gert-Jan Schurer (guitares), Ard Offres (claviers), Hiske Oosterwijk et Adel Saflou aux voix (féminine et masculine), Jesse Bosman à la batterie et David Klompmakers à la basse. Un duo vocal, c’est souvent une bonne idée !

L’ouverture « Strenght », porte plutôt bien son nom avec un son heavy, une mélodie alerte et bien harmonisée, un refrain puissant, bref un truc qui accroche bien ! « The Search » tout aussi volontaire et enthousiaste met en valeur le rayon « rythmique », tandis qu’au rayon « vocal » c’est Hiske Oosterwijk qui apporte à la fin de ce morceau une première dose de sérénité à la musique.

« Sun For Life », après une intro acoustique avec des pizzicati de basse, monte peu à peu dans les tours tout en alternant passages enlevés et plages plus calmes. « Hope » propose plutôt un blues-rock de coupe classique, au moins dans les premières minutes. « No Air », la piste titre,c’est une calme intro au piano sur un intéressant rythme syncopé (3+3+2, sorte de rumba), c’est le délicat et aérien chant d’Hiske, c’est un refrain lumineux, et sans doute le sommet de l’album.

Restons sur les sommets avec un « Mind’s Eyes » parfait, dont le style harmonique me fait penser au Level 42 qui a enchanté ma période étudiante. « How It Ends » … Bonne question. Et bien en ce qui concerne cet album, avec une certaine élégance mélodique et rythmique et la voix déterminée d’Adel Saflou et de beaux effets d’orgue.

Si Perfect Storm est, d’après ce que je lis, le projet musical du guitariste-compositeur Gert-Jan Shurer, il n’en est pas moins un sextette complet et efficace, composé d’excellents musiciens. On peut bien sûr penser à Porcupine Tree mâtiné de quelques touches de Level 42, à vrai dire un néo-prog moderne, orienté plutôt du côté lumineux de la Force. Voilà un début très prometteur et un premier album « No Air » qui ne manque pas de souffle ! (*)

(*) J’espère que cet exceptionnel jeu de mot fera remonter ma note trimestrielle … (N.D.L.R. Pierre, on espérait mieux que ça pour revoir ta note à la hausse !)

Formation du groupe

Gert-Jan Schurer ; Guitares - Offres Ard : Chant, caviers Adel Saflou : Chant - Hiske Oosterwijk : Chant ' Jesse Bosman : Batterie - David Klompmakers - Guitare basse

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Commentaires

  1. Je rejoins l’analyse de Pierre, j’ai effectivement pensé au Level 42 de ma jeunesse passée. Mais en mieux. C’est dire que je suis conquis par cet album.
    C’est propre, ça coule parfaitement, je n’ai pas vu passer le « Sun for life » tellement c’est bon. Bref, moi j’en donne une étoile à Pierre, pour ce rock… prog.
    (Pierre si tu veux mon RIB…)

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