Alchestronomy

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(4 sur 5) / Willowtip Records
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Métal Progressif Rock Progressif

Il n’est pas fréquent que je chronique un album où le metal tient une place prépondérante, mais quand un projet possède ce ‘supplément d’âme’, et est capable de transcender les frontières du genre, il est impossible de passer à côté. C’est le cas pour cet album.

Les aficionados de metal progressif seront aux anges avec le retour du groupe américain Parius et son ‘Alchestronomy’, une suite épique de 36 minutes ! Succédant à l’album de 2022, The Signal Heard Througout Space, ce nouvel album célèbre les 15 ans de carrière du groupe et se présente à la fois comme une épopée metal progressive d’une demi-heure et comme un ensemble de sept morceaux distincts, à la structure plus classique. L’histoire : « Un alchimiste et un astronome s’affrontent dans une bataille d’idéaux. Chacun est persuadé de détenir le secret de l’immortalité ».

Après la lourdeur de l’intro « I. Alchemy », où le chant caverneux et grondant lance la mélodie aérienne et percutante, arrive « II. Unbecoming of a Gentleman » à la texture riche, parfois théâtrale, mais toujours digeste, dans un style proche de RUSH. « III. Celestial Sea » s’engouffre dans les turbulences héritées de Dream Theater, tandis que « IV. Chrysopoeia » à l’atmosphère à la fois tendue et mélodramatique réalise une fusion parfaite entre rock progressif et metal puissant et mélodique.

Des arpèges de guitares délicats introduisent « V. Equivalent Exchange », un morceau calme et introspectif, la ballade musclée qui s’impose naturellement et avec succès au sein du projet musical. Derrière ses séquences pachydermiques aux riffs d’une lourdeur absolue, « VI. Blind Eyed Starlight » cache un refrain aérien où le chant habité et mélodique de Louis Thierry émeut profondément. La composition signe là une fusion authentique entre intensité et pureté progressive..

La conclusion « VII. Astronomy » prend le même chemin que son prédécesseur, et permet à chaque musicien de déployer toute l’étendue de son talent. Passant des solos étourdissants de la guitare de Ryan Rauch aux lourdes lignes de basse de Kenny Rentz, le tout soutenu par la batterie de Dan Silver et ses brusques, mais judicieux changements de rythme.

Tout au long de sa trop courte durée, ‘Alchestronomy‘ recèle suffisamment de moments marquants et d’étincelles d’originalité pour retenir l’attention. Les performances sont, comme on pouvait s’y attendre, exemplaires et l’ensemble dégage une énergie débordante et communicative.

Formation du groupe

Chant : Louis Thierry - Guitares : Ryan Rauch - Basse : Kenny Rentz - Batterie : Dan Silver

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