Geography

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif Rock Symphonique

Le groupe basé dans le New Jersey Overworld Dreams, après deux productions personnelles (‘Voyage’ 2018 et ‘Gateway’ 2019) et trois albums de reprises (‘Under The Covers I, II & III’), propose avec Geography un opus qui risque fort de retenir toute l’attention des amateurs d’un rock progressif mâtiné d’envolées symphoniques et lyriques, le tout dans un style qui se rapproche de celui de Renaissance.

Geography se présente avec deux longues pièces, la piste titre de plus de 26 minutes, qui se divise en huit parties et « Forces of Nature » qui affiche pas moins de 23 minutes en trois chapitres. Un album que l’on peut qualifier d’ambitieux, tant il est rare de nos jours que les formations prog s’aventurent dans ce genre d’exercice courageux. Overworld Dreams nous offre donc un Prog complexe aux multiples visages, mais rien de rédhibitoire, il est aussi très mélodique le rendant accessible à tout un chacun. En fait, un album difficile à décrire mais facile à apprécier.

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Le titre « Geography » qui ouvre l’opus est magnifique, malgré sa longueur, les huit parties s’enchainent avec brio en démarrant par une ligne mélodique aux sons rêveurs et brumeux, suivie par une montée en puissance fiévreuse du synthé. S’appuyant sur des multiples changements de tempo et d’ambiance, le chant alterné d’Elizabeth Holder et Matt Maugeri ajoute un intérêt indéniable à la composition, de plus les interactions entre les guitares (acoustiques & électriques) et les claviers (le piano en section médiane) offrent à la composition des breaks favorisants la constante évolution de la mélodie.

Trois parties distinctes pour « Forces of Nature » (I-Stealth: The Cat/II-Ursus: The Great One/III-Grace: The Eagle Flies) et une Intro majestueuse au piano et chœurs suivie de thèmes qui au fur et à mesure que la mélodie avance affichent des arrangements plus sophistiqués, et même si les aspects rock progressif sont conservés, ce sont des éléments de rock symphonique plus accentués qui prennent le dessus. De nombreuses petites virgules musicales enchaînées et convaincantes équilibrent le fait d’être agréables à l’oreille et à l’esprit, ces différentes variations sonores feront éclore nombre de paysages à la fois hypnotiques, émouvants voire dramatiques, sublimés par le chant profond et aérien d’Elizabeth Holder.

Difficile de retranscrire toute la richesse musicale de ‘Geography’, un album qui comporte suffisamment de textures et d’éléments musicaux réunis ensemble pour nous conduire vers des sommets d’émotion. J’aime particulièrement le fait que les deux longues pistes épiques révèlent lentement leur intensité. ‘Geography’ confirme, s’il en était encore besoin, l’énorme talent d’Overworld Dreams.

Formation du groupe

Matt Maugeri : chant, guitares - Elizabeth Holder : chant, claviers - Ken Walker : claviers, chant - Chris Parsons : basse, guitares, claviers, programmation de batterie - Paul Higginbotham : Guitares - Invités : Marlayna Maynard : Chœurs (IV-Leçons) - Devynn Bullock : Chœurs (IV-Leçons) - George Parks : Chœurs (III-Grace: The Eagle Flies)

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