You Have It All

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(4.1 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Lobate Scarp n’est pas un nom inconnu des lecteurs de Prog Critique si j’en crois une chronique datant de 2019. De plus ceux qui en ont des connaissances en géologie reconnaitront que le nom du groupe, escarpement lobé, désigne une longue structure curviligne telle qu’on en trouve sur certains objets célestes, dont la Lune. Sous la houlette d’Adam Sears, ce second album studio, You Have It All, s’organise autour d’un line-up de compétition dont Billy Sherwood, Jon Davison, Ryo Okumoto et bien d’autres encore.

Le morceau d’ouverture, l’instrumental « Conduit », sonne parfois comme le Kansas des premiers jours. Certes le violon y contribue, mais pas que. Solos de basse, dialogues instrumentaux, un beau travail de batterie en font une entrée en matière plutôt réussie. « Nothing Wrong », présent sur l‘EP de 2019 mentionné plus haut et remixé pour l’occasion, démarre dans un style assez psychédélique avec un motif de basse lancinant et des voix étouffées. A propos de ce titre mon ami Jipé qui avait assuré la chronique à l’époque écrivait : Progression musicale d’instruments divers, puis cette voix feutrée nous susurre l’histoire à la limite de la narration et l’on plonge avec eux dans l’univers coloré du titre. Un refrain accrocheur et on est vraiment embarqué par la chanson avec une belle orchestration derrière qui assure du feu de dieu. Beau travail artistique pour un titre qui nous accroche sans sourciller. Je ne vais pas réinventer la roue, rien à ajouter

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Un petit intermède musical, « In The Night I » tout en douceur mélodique, nous amène sur l’énergique « Life-Line » qui vaut surtout pour sa belle intro et un final lumineux. La suite constituée de la piste-titre est plus ambitieuse : 3’30 minutes de musique plutôt héroïque avant un intermède acoustique sur note de basse tenue qui lance un nouveau passage chanté sur une ligne de basse en staccato, Solos échevelés de guitare puis de violon, arpèges au synthés, et retour du thème héroïque du début. Une belle pièce symphonique ma foi !

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« In The Night II », constitue un nouvel intermède en variation avec la première partie citée plus haut. On poursuit avec le très genesien « Beautiful Light » également présent sur l’EP Spirals And Portals. Guitare folk, flûte, violon pour la piste la plus bucolique de l’album. Dans l’électro-futuriste « Our Test Tube Universe » un scientifique, physicien des particules, se pose quelques questions quant à ses résultats… La musique plutôt lourde, s’éclaircit quelque peu à l’occasion des refrains, avec chœurs. Un passage central lancinant avec ostinato de piano sur fond de mellotron ramène aux sonorités du début de morceau.

Le long final, « Flowing Through The Change », en forme de suite enchainant cinq sections, débute par un instrumental symphonique, avant de poursuivre sur un « Flowing Through The Change » avec un lent balancement rythmique. Un intermède instrumental à la Kansas, « Dreamflow » amène à un mouvement plus rapide convenant bien au style optimiste de cette partie intitulée « A New Beginning ». « Dreams Are Coming True » conclut de manière grandiose et symphonique l’épopée.

Voilà au final un bel album neo prog / prog symphonique (*), bien écrit et et impeccablement réalisé, qui rappellera entre autres le style Spock’s Beard. Well done!

(*)

Formation du groupe

Adam Sears : chant, synthés, piano, orgues - Andy Catt : basse, chant - Peter Matuchniak : guitare - Hoyt Binder : guitare (Track 2) - Nate Olmos : guitare (Track 7) - Eric Moore : batterie (pistes 1, 5, 9) - Jimmy Keegan : batterie (pistes 4, 8) - Mike Gerbrandt : batterie (pistes 2, 7) - Billy Sherwood : chant (piste 5) - Jon Davison : chant (piste 5) - Ryo Okumoto : orgues B3 , synthés et piano jazz (pistes 1, 8) - Quatuor à cordes : Aiko Jimena Richter (violon), Yvette Holzwarth (violon), Thomas Lea (alto), Hillary Smith (violoncelle) (pistes 1, 4, 5, 9) Andrea Whitt : alto (Pistes 1, 2, 7), pedal steel (7) - Rachel Grace : violon (Piste 2) - Tawnee Lynn Lilo : cor français (Pistes 1, 4, 9) - Steve Huber : violon et alto (Piste 3) - Michael Bernard : programmation de synthé et batterie - Raul Hernadez : guitares supplémentaires - Steven Leavitt : piano et B3, Moog, programmation de synthé, maracas, tambourin, glockenspiel, chant Rich Mouser : guitares rythmiques et solo supplémentaires, guitare acoustique 12 cordes, mandoline, shaker, tambourin, dilruba

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