Presence of Mind

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(4 sur 5) / OOB Records
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Rock Progressif

Heylel, originaire de Porto, au Portugal, a déjà trois albums à son actif : En 2014, le groupe sort son premier album « Nebulae », en 2015, le deuxième effort « Flesh » et au printemps 2017, « Shades of Time ». Pour son retour Heylel signe un contrat multi-disques avec le nouveau label, OOB Records (Pays-Bas), très actif dans le milieu du rock progressif.

C’est donc au tour de « Presence of Mind » de venir chatouiller nos oreilles ! Rentrer dans l’album de Heylel, c’est s’introduire d’un univers feutré et sombre. La formation va directement à l’essentiel dans un prog/rock extrêmement bien calibré.

« Presence of Mind » s’ouvre sur « Heritage » un morceau qui fleure bon les années 70/80, une mélodie à l’angoisse hypnotisante, dotée d’accents symphoniques qui se répandent dans une âpre noirceur. L’émotion est à son comble sur un « Alter Ego » (dans un style proche de Peter Hammill), d’une pesanteur oppressante, exacerbée par l’atmosphère développée par les cordes et la basse neurodépressive de João Amorim, qui hante la composition. Chœurs synthétiques au démarrage de « Watcher of the Light », une longue mélopée lancinante imprégnée d’une atmosphère lourde et caverneuse. Le caractère lyrique de la piste vient pimenter de manière appropriée les charmes sombres de ce morceau au caractère lourd mais apaisant. La guitare classique et le violon d’Ana Clérigo viennent au devant de « Wings of Eternity », la piste aux racines prog/folk est d’une véritable beauté, une perle de douceur qui offre une parfaite synthèse du versant éclectique de Heylel. Le chant d’Ana Batista, vient se poser fébrilement sur les accords mélancoliques d’un « An Old Man’s Tale » aux saveurs acidulées, propices aux longues envolées convulsives à la guitare par Narciso Monteiro.

Propulsée par le chant un rien voilé d’Ana, « Satrina » propose une balade, mélange prog/planant, avec en arrière plan un jeu de guitares efficace et vaporeux. Pour la fin de l’opus, un savant savoir-faire à la frange de la musique classique, illumine les deux dernières plages : « Ghosts » et « A Moment in Time » inondent l’espace musical de subtiles volutes de guitares acoustiques.

Heylel délivre un bel album, tourmenté, nostalgique, mais aux mélodies évidentes. Qui plus est, le chant alterné d’Ana Batista, Marcos Coelho et de Ky Fifer cadre parfaitement aux atmosphères misent en œuvre dans les compositions.

Formation du groupe

Narciso Monteiro - Guitares, synthés, percussions - João Amorim - Basse - Ana Clérigo - Violon - Ky Fifer - Chant - Ana Batista - Chant - Marcos Coelho - Chant

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