Fragile Things

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(4 sur 5) / Inverse Records
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Rock Progressif

Great Pacific Orchestra est un groupe finlandais qui nous offre leur premier bébé. C’est toujours un mélange d’angoisse et d’émotion de présenter sa progéniture au feu des critiques.

Tout commence sur « Way Back Home » qui me clou sur mon fauteuil. Un Rock progressif aux subtiles nuances grunge telles du « Nirvana » ou de rock lourd que l’on peut entendre sur certain titres de « Riverside ». Le travail sur la sonorité de la guitare appuyé par une basse qui plante bien les mesures et les triolets de batterie porte le chant de Janne Siekkinen avec cette fausse douceur dans la voix se révélant plus agressif à la fin du titre…très très gros plaisir sur ce morceau, voilà une belle entrée en matière et surtout une excellente composition. « Jezebel » enchaîne et nous enchaîne avec cette superbe introduction de basse. La troisième flèche « Solitude » atteint aussi sa cible avec de superbes combinaisons mêlant douceur et force.  « Sever The Ties » la voix est étonnamment en retrait et semble noyée sous la débauche instrumentale puis paraît refaire surface vers la fin, dommage. Passons et dirigeons nous sur « …And She Said » qui redonne des couleurs sur un air qui respire la bonne humeur, la fougue et l’énergie. Arrive avec délicatesse « Time Is A Window » pétillant à souhait au fur et à mesure que l’on progresse dans la chanson flirtant pas moment avec du rock psychédélique et c’est un petit coup de cœur. « Still Awake » c’est super up, limite trash, genre défoulement exutoire. Ce n’est pas le meilleur titre de l’album avec une fin ou il manque une poignée de secondes… Voulu sans doute ?

Nous finissons sur « Fragile Things » titre éponyme qui se veut plus aéré musicalement au début et passe en revue, par la suite, avec brio, les différents styles abordés lors des titres précédents. Le morceau est fort joli, plein de fraîcheur et semble instinctivement nous dire à bientôt.

Autant le dire de suite Great Pacific Orchestra a placé la barre très haut avec Fragile Things. Certes des petits détails ou des incohérences de jeunesse ci et là au niveau des mixages par exemple, mais l’ensemble dégage une belle énergie et de beaux morceaux qui valent le détour. La voix de Janne Siekkinen est particulièrement chatoyante et pleine de nuances. Mikko Peiju sait torturer une guitare à loisir et faire ressortir la bonne couleur à chaque instant. Le duo basse / batterie nous offre des beaux moments de bravoure et de belles passes d’armes. La pochette est réalisée par Katriina Peiju. Ce renard plein de ruse nous a bien cueillis. Chez « ProgCritique » , nous leur donnons rendez-vous au prochain album qui, j’en suis sûr, s’ils prennent le temps de le mûrir tendrement nous fera vibrer de nouveau. A bientôt donc !

Formation du groupe

Janne Siekkinen – Chant / Mikko Peiju – Guitares / Jouni Kauppinen – Batterie, percussions et voix / Marco Haikonen: Basse, Guitare rythmique, claviers / Jukka Helminen: Basse, Guitare rythmique, claviers / Antti Kemppainen: Clavier « Subliminal trips »

🌍 Visiter le site de Great Pacific Orchestra →

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