The Chronicle Of Stolen Soul

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(5 sur 5) / Autoproduction
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Rock Progressif

Nous retrouvons avec plaisir Andy Nixon (chant, guitare, basse et claviers) et Pete Riley (piano, synthétiseur et orgue) le duo qui compose Freedom To Glide. Si les trois premiers albums (Rain – 2013, Fall – 2016 et Seed – 2019) avaient pour thème la période de la guerre 1914 – 1918 et semblaient ainsi former un tout définitif, et bien, il n’en est rien ‘The Chronicle Of Stolen Soul’ aborde une fois de plus l’époque de la première guerre mondiale.

Il n’y a pas à dire, tel un bon vin Freedom To Glide se bonifie au fil du temps, ce quatrième album ‘The Chronicle Of Stolen Soul’ a un son très chaleureux, passionné et hypnotique. Les titres s’enchaînent parfaitement les uns après les autres de manière thématique, ce qui ajoute à la qualité d’écoute. Il y a de nombreux points forts à découvrir tout au long de l’album, à commencer par le titre d’ouverture « The Chronicle of Stolen Souls (Prologue) » une mélodie douce et tranquille qui définit le son de l’album, tout comme les morceaux suivants qui renforcent son caractère atmosphérique. Un raffinement musical des plus perceptible et une émotion à fleur de peau que l’on retrouve sur « Stolen Souls » qui évoque la trêve de Noël respectée par les combattants, en particulier celle entre les troupes britanniques et allemandes stationnées le long du front de l’Ouest en 1914. Dans une parfaite continuité mélodique « Seize The Day » s’envole sur un même mid-tempo jusqu’à une légère accélération qui trouve son équilibre entre le chant fluide et feutré d’Andy Nixon et les interventions solides de la guitare électrique de Pete Riley.

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Avec sa mélodie contagieuse « The War Cannot Be Won », où se superpose la guitare acoustique et un piano envoûtant, devrait faire vibrer vos sens. Solo de basse et solo de guitare vers la fin du titre style Floyd parachèvent avec brio la composition. Pour « Peace Without Victory » après l’intro du duo guitare acoustique et piano, c’est un doux passage de violoncelle qui gagne progressivement en intensité et fait décoller le titre vers de superbes parties instrumentales et place cette composition dans le sillage des meilleures productions de prog symphonique. Un piano très présent caractérise le penchant mélancolique de « Silent Land » qui aborde le désir de mettre un terme à toute les guerres (un vœu pieux ?). Un morceau purement atmosphérique, calme, profond et sombre, avec un chant aérien et limpide et un solo de guitare d’une beauté renversante.

L’ambiance ouatée de « Left Side of The Brain » nous plonge dans une mélodie forte, excellente tant sur le plan lyrique que musical, un ample sentiment mélodramatique s’y développe, la musique est splendide encore une fois avec de superbes claviers et un beau solo de guitare. Reprise de « The Chronicle of Stolen Souls (Epilogue) » qui déroule paisiblement son ruban de mélodies en cascade créant des atmosphères vaporeuses convaincantes et dramatiques. Le dernier titre « This Is How It Ends » glisse doucement sur une mélodie éthérée où le chant d’Andy Nixon trouve une place prépondérante tout en émotion et passion.

Freedom To Glide livre avec ‘The Chronicle Of Stolen Soul » un album qui associe textes forts et mélodies aux exigences les plus délicates dans une succession de compositions audacieuses qui naviguent au cœur d’une finesse aiguisée. Freedom To Glide, définitivement un groupe indispensable !

Formation du groupe

Pete Riley : claviers, piano, chant, échantillonnage, programmation - Andy Nixon : guitare solo, guitares acoustiques, chant, basse, programmation de batterie

🌍 Visiter le site de Freedom To Glide →

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Par ars pro vita

4 sur 5

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